Pas de sexe in the City - Saison 2

L'autre - la consternation

 

Après la dernière soirée passée en compagnie de l'Autre, Lyne commençait à se demander s'il ne se passait pas quelquechose et avait, il faut l'avouer, hâte de le revoir.

 

Toute la semaine, je me suis retenue de texter l'Autre car je ne voulais pas faire au tacquet. Jeudi soir, alors que je me rendais à un pot de départ, mon téléphone sonne, j'ai un message : c'est lui. Il me dit qu'il est au Lake district et me demande quels sont les plans pour le we vu qu'il va probablement rentrer samedi.

J'étais contente, c'était le texto que j'attendais...je laisse passer quelques heures avant de lui répondre qu'il y a une rando le samedi, et que ça serait cool s'il pouvait rentrer le vendredi pour y participer.

Pas de nouvelles toute la journée suivante et je panique : va-t-il répondre enfin ou quoi ? Puis tutututtt, message de lui vers 17h alors que je m'apprétais à quitter le travail, il me dis juste « je rentre ce soir, ok pour la rando demain »

Bon je suis soulagée, et contente aussi. Plus tard nous nous échangerons plusieurs messages pour planifier le lendemain avant d'aller finalement me coucher.

 

Le lendemain nous nous rendons à la rando avec le groupe des philosophes amis de Cricri. Cricri, il est cool, mais ses amis, c'est un peu les espèces rares de Londres, d'ailleurs quand on va aux conférences qu'il tient chez lui par deux fois le mois, on a l'impression d'aller carrément au zoo. Bref, comme je m'en doutais et c'était le plus important, Cricri et l'Autre ont bien connectés et sont restés ensemble pendant la plus grande partie de la rando. J'étais ravie, et je les ai laissé discuter entre hommes.

De temps à autre je les rejoignait le temps d'une pauses et à l'heure du midi, tout le monde s'est assis à l'ombre du bier garden tandis que moi, j'ai décidé d'aller sur la table ensoleillée. L'autre qui s'était initalement assis avec Cricri et le reste du groupe, a bougé pour me rejoindre.

Nous avons bien discuté et ri. À un moment je n'ai pas pu m'empêcher de demander à l'Autre quel âge il avait. Il a été un peu surpris de la question, mais a répondu qu'il avait 37 ans. Je pensais bien qu'il devait avoir un bon 35 ans en effet.

La rando reprend et se finit vers 5h, heure à laquelle nous reprenons un train pour rentrer à Londres. Au revoirs à la gare avec tout le monde, l'autre m'avoue qu'il a bien aimé Cricri, j'en profite pour lui parler du café philo en anglais à l'institut français tous les 15 jours. C'est bien de l'infiltrer doucement dans le réseau que je fréquente...

Nous rentrons sur Londres il est déjà bientôt 18h mine de rien et une autre soirée nous attends à partir de 21h, l'Autre me demande quel bus prendre, je lui dis le 1 ou 188 et soudainement je ne sais plus quelle sortie prendre. Alors, il me dit, « suis mois je vais te montrer un truc ». Ça m'a fait bizarre, mais j'ai aimé. Son assurance et le coté surprenant d'où il m'emmenait donnait un peu de piquant dans cette escapade de la gare. Il m'a montré un raccourci dans Waterloo afin d'arriver pile poil devant notre arrêt de bus. Nickel, encore une fois, l'Autre a assuré... décidément faut qu'il arrête de scorer comme ça !

Nous sautons dans le bus et nous séparons sur un « je te texte quand je suis prêt » de l'autre sur lequel j'aquiesce.

Je rentre donc, me prépare, mais forcément comme je revenais de rando, la préparation a pris plus de temps et j'étais à la bourre. L'autre m'appelle vers 9h me disant qu'il est prêt et qu'on se rejoigne à l'arrêt de bus. Je lui demande si on peut pas se rejoindre plutôt ds 15 minutes à l'arrêt. Comme il devait déjà être en route, il me propose de venir me chercher et on ira ensemble au bus. Marché conclut.

Dix minutes après il arrive, j'ouvre la porte...waouw, pas mal l'autre, il a un t-shirt trendy qu'il porte avec un pantalon noir et une veste assortie, très chic...

Je finis mes derniers préparatifs et nous rendons en première partie de soirée dans une MJC à Brick ane dans une soirée d'artistes. Et là, c'était la seconde visite au zoo de la journée. En attendant Fix qui était en retard, on a commencé ce qui allait être la soirée langue de putte. On regardait les gens et on disait tiens, ça j'aime, ça j'aime pas, et bien sûr, la plupart du temps on aimait pas. Faut dire que les look à bricklane, c'est carrément un peu too much des fois.

Toujours est-il que les boissons étaient pas chères donc c'était l'occasion de s'échauffer avant de se barrer dans le west end, chose nous avons fait assez vite.

Arrivés au Sanderson, le groupe de Criquet est déjà là et là tout se passe bien. Après avoir discuté quelques temps avec tout le monde, je me retourne vers l'Autre et lui demande ce qu'il pense des gens au Sanderson. Là il m'avoue que c'est difficile car il y a tout type de personnages et que les cases sont nombreuses. Intriguée, je lui demande s'il met les gens dans une case dès le premier coup d'œil, il me répond que oui, et qu'au fur et à mesure qu'il les connaît, ils bougent de case en case ou pas. Ca alors... pour moi c'est pas exactement pareil : je vais mettre tous mes préjugés de coté et essayer de connaître la personne un maximum avant de la mettre dans une case, mais une fois en boîte, il ou elle en bouge rarement. Alors, par curiosité, je lui demande dans quelle case je me situe en ce moment, il sourit et ne répond pas...

Il est l'heure d'aller au Crys, nous partons à quatre : l'autre, Criquet, une de ses amie de passage à Londre, et moi. Arrivés sur place, l'autre et moi ne nous quittons pas et il ramène verre après verre. A plusieurs reprises, j'insiste pour payer ma tournée, mais il dit toujours, non c'est pour la prochaine, ou trouve d'autres excuses. Mais à chaque fois qu'il allait au bar, et me laissait seule, un type venait me parler et quand l'Autre revenait, j'arrivais plus ou moins vite à me débarrasser du dit type. En même temps, ça me dérangeait pas car cela faisait un peu monter ma valeur. Sauf qu'à un moment, c'est trois types qui me sont tombés dessus, deux anglais et un français. Alors comme il y avait un français je me suis sentie de faire un peu la conversation, et quand il est parti, son pote a continué à me parler. Gentiment, je lui propose de me filer sa carte de visite pour garder contact. En général, ça marche et ça veut aussi dire, ok salut. Sauf que lui, il reste et s'accroche. Je cherche l'Autre du regard, il vient de prendre la porte de derrière avec Criquet et son amie qui sont allés fumer, ben oui il allait pas poiroter dix ans... je reste donc avec boulet et quand finalement je vois revenir l'Autre, je lui fait un grand signe et je me colle un peu à lui ce qui fait partir le boulet. Nous continuons à discuter et pendant que l'Autre va me chercher un enième verre, Criquet vient me faire la morale en me sermonnant pour avoir parlé à des étrangers alors que je suis venue en compagnie de l'Autre et qu'il me paye tous mes verres depuis le début de la soirée.

Je lui dis que c'est pas grave, que c'est normal qu'une fille se fasse aborder par des types et tant que je reviens vers lui c'est le plus important. Criquet me dit alors que là j'ai discuté trop longtemps avec celui là, et ducoup il m'a mis le doute en tête je me suis dit que peut-être bien que oui...

Toujours est-il que l'Autre revient à moi et nous restons ensemble et la soirée langue de putte continue. Cette fois ci avec les gens du Crys et comme nous finissons par être encerclés de couples qui se mangent littéralement la bouche, on les observe et les dissèque afin de ne pas se sentir génés d'être les seuls à ne pas s'embrasser. Et là, je découvre une nouvelle facette de l'Autre, celle de l'homme du détail. Tout, il avait tout remarqué, que le type portait des chaussures de costume avec un jean ce qui n'allait pas ensemble, qu'il embrassait la fille alors qu'il avait un chewing gum en bouche, ce qui est très mal joué et enfin que sa partenaire sera grosse dans quelques années. Je lui demande comment il sais ça et il me dit d'observer ses doigts, qui ressemblent à des saucisses, et donc les os ne ressortent presque pas car une chair bientôt envahissante les recouvre déjà généreusement. Waouw... je me suis soudain dit que l'autre devait avoir déjà passé en revue tous mes défauts alors je n'ai pas pu m'empecher de lui demander s'il pensait que j'allais être grosse plus tard, en rigolant, mais bon en même temps sa réponse m'intéressait... et là il me demande comment est ma mère. Zut, ma mère est bien en chair. Mais je sais que c'est parce qu'elle n'a jamais fait attention à elle et a plutôt été un « mama » italienne pour ses enfants. J'en rigole pour garder la face mais je me suis dit, bon je crois que c'est grillé avec l'Autre. En même temps un type qui scrute une fille dans les moindres détails c'est flippant, ça m'a rappelé Boudd'ha et sa remarque sur mon maquillage. Too much !!! Des types comme ça, ça doit être relou à la longue.

Bref, lui me pose aussi des questions, sur comment je trouve les hommes dans ce club, je dis inintéressants et j'en profite pour lui glisser que ceux qui viennent m'aborder sont toujours des loosers (afin de bien lui faire comprendre qu'aucun d'entre ceux venu me voir ce soir là ne m'intéresse). Une série de questions « vérité » sur nos goûts respectifs en matière d'hommes et de femmes se sont échangés puis finalement nous avons décidés de rentrer.

Nous voulions prendre un taxi mais l'Autre dit qu'à cette heure là on n'en trouveras pas de libre, alors je dis qu'au pire on prend le bus de nuit. Il continue en disant que sinon on peut marcher, je dis marcher jusqu'où ? il me répond jusqu'à ce qu'on trouve un taxi. Je dis alors, ça peut prendre du temps et ça peut nous ammener à marcher jusqu'à chez nous peut-être, il réponds peut-être. Je lui demande alors s'il veut marcher jusqu'à la maison, car je ne le trouvais pas clair, ou c'est moi qui étais chiante, je ne sais plus. Toujours est-il qu'à un moment il me demande si j'ai quelquechose à prouver, je dis que pas du tout, que s'il veut marcher jusqu'à la maison, on peut le faire, mais s'il ne veut pas, on prend un taxi. Il me dit qu'il ne veut pas marcher jusqu'à la maison et me demande pourquoi j'en fait tou un plat. Alors ça m'a un peu ennervé car ça m'a rapellé toutes les fois ou des types disent des choses en l'air, chose dont j'ai une sainte horreur. Je lui demande pourquoi il parle de rentrer à pieds s'il n'en a pas envie il me répond pour faire la conversation. Je lui rétorque qu'il y a bien assez de choses dont j'ai envie pour ne pas perdre mon temps à parler des choses dont je n'ai pas envie lors d'une conversation.

Il me dit qu'il apprécie mon sens du pragmatisme et nous sautons dans un taxi.

Là je sentais que c'était un peu froid, je ne sais pas si mon pragmatisme l'a refroidi mais moi non plus j'était plus très chaude après tout cela. Il me dit alors qu'il a faim, très faim puis ne dit plus rien. Je me dit peut-être que j'ai été chiante et pour faire la « paix » je lui propose de venir manger du bon fromage chez moi. Il décline, me disant que c'est pas une heure pour manger du fromage, en même temps, il a pas tort. Mais je décide de ne plus rien proposer, quand ça va plus, faut pas forcer. Chacun va aller se coucher et c'est mieux ainsi. Et quelque minutes après, il me sort qu'il est vraiment fatigué, tellement fatigué qu'il va aller se coucher dans son canapé. Je ne comprends pas encore une fois, et lui dit que s'il est vraiment fatigué, le chemin le plus court pour lui est d'aller directement à son lit et non pas vers le canapé. Il me répond en effet, mais que le sofa est plus confortable que son lit. À qui le dis-tu... moi qui avait essayé son sofa la semaine d'avant je savais qu'il était dangereusement confortable. Je me suis alors demandée pourquoi il m'avait sortit ça. À mon avis, c'était une manière subtile pour me faire comprendre que cette nuit là, il n'y aura pas de place pour moi sur son sofa , comme lui va le prendre. En même temps, je n'avais pas l'intention de m'inviter, j'ai trouvé ça gonflé qu'il mette l'accent sur le fait que ce soir je ne dors pas chez lui, genre j'en crevais d'envie, et cette fois ça m'a refroidi pour de bon.

On a discutaillé encore un peu dans le taxi et une fois arrivés et descendus, nous nous sommes dit poliment bonne nuit, et sommes partis chacun de notre cotés. Je sentais que la connexion était perdue, mais je m'en foutais au final, mais bon je ne sais pas quoi penser de toute cette histoire...pourquoi ça part toujours en vrille avec les mecs?

Vos commentaires

1 Le Mardi 28 Aout 2007 à 00:54 GMT+2, par escargot

Il est étrange lautre, sait-il comment il se trouvera, lui ? Les "ondes" ne semblent pas connectées entre vous deux, les subtilités non plus... si elles existent ! Il manque de sincérité et d'assurance dans ses propos, est-il troublé ou veut-il dissiper les regards, les sentiments, les gestes ? Finalement je me pose trop de questions... en tout cas le fromage c'est vachement bon, moi j'aime bien le St Nectaire, Savent pas les cocos ce qui est bon... Te prends pas le chou, en plus ça se digère mal le chou, passe ton chemin avec lautre... quand ça se complique c'est mieux de passer à autre chose !

2 Le Mardi 28 Aout 2007 à 19:19 GMT+2, par Miss Ste Henriette

En effet, l'autre est bizarre mais laissons lui une chance. Il était peut être exténué de la journée rando plus soirées...ou alors il se fait trop vieux pour tout ça (je plaisante!) Je n'interprête pas de la même façon l'histoire du sofa pour moi c'était plus une allusion par rapport a ton squattement de canapé(subtile du genre sur le canapé il y a ton odeur...je dis ça car c'est mon style à moi ainsi tu ne te dévoiles pas vraiment) mais je n'étais pas présente donc je ne connais pas l'intonation de sa voix à ce moment la...Laisse venir et vois si tu as de ses news et ne te prends pas trop la tête, surtout ne te pose pas trop de questions à son sujet....

3 Le Mardi 28 Aout 2007 à 19:26 GMT+2, par Lyne Achevez

Interprétation intéressante ma chère Miss St Henriette, je n'aurai jamais pensé à celà. Oui je pense qu'il était bien fatigué le pauvre, alors que moi je m'étais couchée à 22h30 lui est bien resté 4 à 5h plus tard debout, pour se lever à la même heure que moi le lendemain pour la rando.
Bon, alors j'ai quand même un scoop: ce matin à 11h30, texto de l'Autre, me demandant comment s'est passé ma fin de we ainsi que mon addresse email. Il est vraiment étrange, mais ça m'a tout de même fait plaisir... je lui ai répondu en début d'am en signant, au plaisir de te lire... quand vat-il se manifester la prochaine fois?

4 Le Mardi 28 Aout 2007 à 19:41 GMT+2, par Miss Ste Henriette

Mmmm....Tu vois il a finit par reprendre contact. c'est un très bon point pour toi. Au moins, il n'hésite pas et ne veux pas perdre le contact...je pense qu'il ne tardera pas à se manifester. Et détail qui compte, c'est un homme lui pas un de ces gamins stupides;-)

5 Le Vendredi 7 Septembre 2007 à 09:55 GMT+2, par Flick Flop

Mmh, je suis d'accord avec Miss Henriette, accordons le droit aux hommes d'être fatigués! Le genre de conversation un peu foireuse de 4h du mat après une longue journée est assez caractéristique de deux personnes qui s'aiment bien mais ne se connaissent pas vraiment...D'où après une si longue journée riche en rebondissements, ne vous cherchez pas trop les poux...You see what I mean!

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