À ces femmes, qui aiment les hommes, qui aiment les femmes.
Ma copine Syntille m'a envoyée hier après midi un article très intéressant traitant de l'abstinence, par conséquent on ne peut plus en rapport avec notre blog : Pas de Sexe in the City. Suite à sa lecture, j'ai menée alors que je me dorais la pilulle au doux soleil de la fin de l'été, une reflexion sur les relations hommes femmes qui m'a donné envie d'écrire l'article suivant:
Peux-ton vivre sans faire l'amour ? Est le titre de l'article qui s'est avéré, contrairement à ce que je craignais, être plein de bon sens, surtout en ce qui concerne la section 6.
Dans cette dernière y était soulevé le problème du manque d'envie sexuelle au sein de certains couples qui « fraternisent » et par extension, aux hommes et aux femmes qui ne provoquent plus de montée libidineuse mutuelle. La phrase qui m'a particulièrement marquée est la suivante :
Entre également en jeu une certaine forme de parité des sexes. « Aujourd'hui, les hommes ont développé leur part féminine, et les femmes, leur part masculine, note Marie-Christine Pétri, sexothérapeute. La différence entre les sexes est devenue plus floue. Or, c'est la différence qui suscite la curiosité. On n'est pas attiré par son double ! »
Et quand on y pense c'est bien vrai. On dit « qui se ressemble s'assemble » et je suis complètement d'accord avec ceci. Toutefois, je suis persuadée que le champs d'application de cette citation se limite à la mentalité et à la personnalité des gens qui s'assemblent. On dit souvent de deux très bon amis par exemple, qu'ils sont comme des siamois ou des jumeaux, non pas par ce qu'ils se ressemblent physiquement, mais plutôt car leur réactions et langage vont être similaires. Et cela peut s'appliquer aux couples aussi, en fait je pense même que c'est un prérequis essentiel afin de pouvoir construire une relation pérenne.
En ce qui concerne l'autre citation « les extrèmes s'attirent » c'est là que je voulais en venir: combien de fois vous est-il arrivé mesdames, de vous sentir femme auprès d'un homme ? Peu de fois, je sais hélas, mais ces moments nous ont toutes laissées un souvenir impérissable, où nous ne pouvions contrôler ou comprendre ce qui se passait, mais où nous trouvions une satisfaction sans semblable, à nous sentir femme, aux cotés d'un homme. N'est ce pas ?
Je me souviens lorsque cela m'est arrivé pour la première fois. Il était plus agé que moi, dans la trentaine bien entamée alors que moi j'étais dans ma vingtaine fraichement éclose. Je n'avais rencontré jusque alors que des garçons plus ou moins mignons, plus ou moins drôle, plus ou moins intéressants, mais pas un seul homme.
Cela s'est passé alors que mon amie Tsopeudou et moi-même étions parties à l'aventure en vacances avec rien de prévu qu'une tente. Ils étaient une bande d'amis et nous ont ramassées sur le bord de la gare de Montpellier ,alors que nous attendions un bus, qui n'avait pas l'air de se décider à venir et nous ont lachés que lorsqu'ils nous ont trouvés une place de camping. C'était en effet la haute saison et sans réservation, nous avions peu de chance de trouver un emplacement. Réglos et galants, ils ne nous ont même pas demandés nos numéros de téléphone, mais nous ont tout de même laché le nom de leur camping au cas où...
Deux jours après notre installation, Tso et moi avions bien envie de revoir nos « sauveurs » afin de les remercier et faire plus ample connaissance, et c'est ce que nous fîmes. Nous nous rendîmes donc à leur camping et en fouillèrent les emplacements jusqu'à ce que nous trouvions le leur. Lorsqu'ils nous virent, ils furent étonnés, mais ont souris. Ainsi, nous sommes restées avec eux toute la soirée à discuter puis avons finis la nuit à dormir tous sur la plage. Ils étaient amis et chanteur de Raggae et l'un d'entre eux, avait quelquechose de plus que les autres, mais je ne savais pas quoi encore. Tous étaient pourtant gentils, reggaemens et musiciens, mais Rico, dégageait quelquechose qui me donnait envie de rester près de lui et je ne savais pourquoi, d'être « femme ».
Je me suis retrouvée à leur proposer de préparer des sandwiches, chose que je ne ferais jamais d'habitude. Tso m'a regardée d'un drôle d'œil d'ailleurs, elle a du bien se demander ce qui m'arrivait d'un seul coup. Je ne savais pas non plus à vrai dire. J'avais envie me tenir plus droite, afin de mettre plus en avant mes formes, sans pour autant les exhiber car je ne cherchais nullement à l'allumer, mais il me semblait évident d'être féminine devant le premier homme que je rencontrais de ma vie. Rico a du apprécier que je fasse une tournée de sandwiches car il me l'a fait remarquer. J'étais tellement contente que cela lui avait plu, d'autant plus que je savais ne pas être bonne cusinière. Après avoir gouté un de mes sandwiches, je me suis dit en moi-même qu'il a du aimer le geste plus que le sandwich!
Quand finalement il devait aller recharger son portable, il m'a demandé si je pouvais l'accompagner, chose que j'ai faîte sans hésiter. Je marchais à ses cotés, ni trop près, ni trop loin, et je sentais mon corps être traversé par plein de sensations qu'il n'avait jamais connues auparavant. Nous nous sommes retrouvés à deux, dans une cabine où il y avait pas grande chose d'autre qu'une prise électrique et je sentis un courant très particulier passer entre nous. Mon corps semblait avoir augmenté de quelques degrès et ma respiration s'acceléra. Pourtant, il ne me plaisait pas plus que cela physiquement, mais de lui se dégageait une virilité puissante, et cela me faisait sentir toute chose. Il était un homme, et pour la première fois, il avait révélé la femme qui sommeillait en moi. À la fin de conversation, il m'a alors dit "tu sembles être un vrai petit bout de femme, toi" ce qui m'a terriblement géné mais autant fait plaisir. Il avait reconnu ma féminité et je me sentais tellement valorisée car cette remarque venait de lui, cet homme, pur et dur...
L'épilogue de cette rencontre serait trop long à raconter mais bien que notre histoire soit restée plus ou moins platonique, elle n'en a pas été pour autant dénuée de sensualité et de sensations fortes. Rico était un homme, qui avait réussi rien que par sa présence, ses mots, son attitude à me faire prendre conscience que j'étais une femme et que j'aimais les hommes.
Cette étincelle de féminité, j'ai eu du mal à la garder et encore plus à la développer, car culturellement en France, elle est peu encouragée voire carrément désaprouvée et je le regrette. Ici en angletterre, la féminité est quasi tyrannique et détournée de son but pour finalement aboutir à la vulgarité. Toutefois, je me sens plus libre ici de m'habiller, de me comporter, de parler comme je le veux et donc d'exprimer cette féminité.
Nous avions avec Flick et Plaine décrété l'année 2007 l'année de la transition et de la féminité pour nous 3, sous différents défis. Il reste encore quatre mois, et j'ai bien l'intention de les utiliser afin de réveiller cette femme qui someille en moi depuis trop longtemps et de ne plus jamais la laisser s'assoupir.
Cependant, il est dur de vouloir se sentir femme quand il n'y a pas d'homme aux alentours. Je veux dire par là pas d'homme qui me fasse sentir femme, car des types bien sûr il y en a partout: dans la rue, au travail, dans les clubs... mais personne ne me motive à faire un effort particulier. J'ai toutefois été assez chanceuse pour vivre cette expérience extraordinaire plusieurs fois et cela me fait espérer que tout est encore possible. Je me dis aussi que si par chance les hommes ressentent cette même sensation, à savoir de se sentir homme auprès d'une femme, c'est qu'ils doivent avoir été en présence d'une femme qui avait un coté masculin certainement peu développé, tous comme ces hommes ont un coté féminin quasi inexistant.
Il est donc dans mon intérêt d'être toujours féminine, afin de réveiller peut-être chez un type qui ne le sait pas encore, l'homme qui someille en lui. Qui sait, on peut avoir de bonne surprises?
Conclusion : mesdames, osez être féminines, cessez de jouer aux hommes afin de leur tenir tête et vivez ce que vous êtes au plus profond de vous même. Jettez vos vettements asexués, vos parfums et autres accessoires « mixtes » et au diable l'égalité homme-femme, au contraire faisons exploser nos différence pour le plus grand plaisir de nos sens !
Par Lyne Achevez, Dimanche 16 Septembre 2007 à 14:47 GMT+2 dans Accueil (article, RSS)




