Les épreuves ça fait grandir
Ça fait bien 3 à 4 mois que les merdes s'enchaînent, personnelles et professionnelles. La citation bien connue "un malheur ne vient jamais tout seul' n'a jamais été aussi vraie que pour mon cas.
Toutefois, j'ai l'impression que c'est justement le moment que je ne dois rien lâcher, car je pense que c'est bien dans l'épreuve qu'on grandit.
Alors des fois j'en ai marre, j'ai envie de tout lâcher, de tout envoyer balader, mais est-ce que ça résoudrait mes problèmes? Certains oui, mais cela en créerait probablement d'autres qui pourraient être pires.
L'épreuve c'est un truc vraiment chiant en fait, ça vous remet en question, ça vous enlève votre confiance en vous et du coup ça vous aide pas à la surmonter l'épreuve. Surtout qu'une fois qu'on as réglé une, y'en a toujours une autre qui se pointe. Et quand elles se pointent en même temps de tous les cotés, on se sent un peu cerné et prêt à sortir le drapeau blanc.
Alors comment s'en sortir? Je suis persuadée que si je commence à broyer du noir, je suis perdue. Faut surtout pas tomber là dedans, il faut que je me batte, avec le sourire, toujours avec le sourire et la vision d'un débouché positif.
"La peur n'empêche pas le danger", encore une citation bien vraie. Le danger il est toujours là et il l'a toujours été, mais en avoir peur va pas m'aider à l'éviter, bien au contraire, ça va finir par l'attirer.
Ma façon de voir les choses, c'est que tout arrive pour une raison, il suffit juste de prendre du recul et d'analyser pourquoi ça arrive là, à ce moment là, pour en retirer ce qu'il y a de positif. Si j'acceptais le hasard, ça serait abdiquer devant la déveine et attendre passivement que ça passe, si jamais ça passe un jour. Bref le début de la déprime, non merci!
Des fois des obstacles qui peuvent vous frustrer sont en fait là pour vous empêcher de faire des choses que vous ne devriez pas faire. J'ai remarqué à plusieurs reprises, qu'il ne faut rien forcer, que mettre la pression est une des pires choses à faire, sur soi ou sur les autres. Les bonnes choses se font naturellement et par elles mêmes.
Ça veut pas dire qu'il ne faut pas les aider à se réaliser, les bonnes choses, et y mettre du sien, mais en gros, il ne faut pas emprunter à tout prix une voie qui semble ne pas être praticable. Regardons autour de nous, attendons et on verra bientôt apparaître un sentier qui nous avait alors échappé jusqu'à présent.
En revanche, quel comportement adopter devant l'adversité qui barre tous les sentiers? Jusqu'à quand doit-on se lutter et quand doit-on finalement battre en retraite?
Tout ça pour dire quoi. Ben en ce moment j'ai pas trop la pêche. Hier j'a vu une ancienne collègue de travail qui m'a dit que mon état d'esprit venait de mon taff, pas de moi. Que je suis aujourd'hui dans la même situation qu'elle était il y a un an, avant qu'elle quitte la boite, et que c'était la meilleure chose qui lui soit arrivée. Qu'elle voit enfin comment ça se passe dans une boîte « normale » où le personnel est respecté et où on travaille tous ensemble dans la même direction.
Oui, une boîte comme ça me fait rêver. Mais je n'arrive pas à quitter celle-ci. J'aime mon travail et ce qu'on fait, je connais bien mon produit, j'ai un bon contact avec mes clients et tout ceci ça m'a pris des années à construire. Le seul problème ce sont les gens: le management et cette pouf qui a réussi à me mettre hors de moi dernièrement.
C'est comme si je luttais, seule contre tout, tout le temps, et là j'ai plus de force. Je suis usée.
Ces derniers mois je sors quasiment plus les we et les passe devant mon ordi, à me former pour être meilleure dans mon job, car évidemment je n'ai jamais eu aucune formation dans ma boite en deux ans. Et j'ai tellement de taff en semaine que je ne peux pas prendre de ce temps pour me former, quant au soir, je suis trop crevée.
Je ne sais plus quoi penser. Ma collègue hier m'a mis le doute. Elle m'a conseillée de quitter le bateau avant que je ne coule avec lui. Mais il semblerait que la boîte se fasse racheter, encore qu'on ne peut pas se fier au management, menteurs comme des arracheurs de dent. Toutefois, ça laisse un espoir car qui dit racheter, dit changement organisationnel, dit peut-être nouveaux managers, enfin professionnels. Mais encore combien de temps dois-je attendre?
Ma collègue me dit que si je ne pars pas tout de suite et que la boite croule, je vais me mettre dans une situation difficile me pour trouver un nouveau travail par la suite, car je n'aurai aucune référence, le management ayant disparu ou ne voulant pas de prononcer. Peu fiable et malhônnetes comme ils sont, pourraient bien en effet ne pas donner de référence du tout. C'est vrai, je ne peux pas leur faire confiance. Alors ce week-end je vais devoir prendre une décision... dur dur!
Par Lyne Achevez, Samedi 8 Mars 2008 à 15:19 GMT+2 dans Pièces Annexes (article, RSS)




