Il y a des fois où suite à plusieurs informations reçues à des intervalles de temps rapprochés, notre cerveau fait des connexions et libère de nouvelles pensées et autant, voire plus de questions.
Extrait du commentaire de Liane, sur mon article les 3 types de femmes
Pour savoir qui l'on est ? Je vois une solution, chercher dans ses souvenirs, entre les premiers désirs et la première fois qu'il a enfin été comblé ! Laquelle d'entre vous n'a pas vécu tous les jours dans le rêve et le désir ?
Extrait d'une conversation avec Cricri du café Philo sur le baptême:
Lyne : comment expliques tu que l'on baptise les enfants chez les catholiques alors qu'ils n'ont pas encore la raison et le recul pour faire ce choix religieux ?
Cricri : il y a la communion et la confirmation plus tard afin de, comme le nom l‘indique, confirmer leur choix pour cette religion.
Lyne : quand j'étais à l'école, lorsque les enfants attendaient ces évènements avec impatience, c'était plutôt pour la chaîne hi-fi ou la nintendo qui venaient avec, que la joie de donner sa vie à Jésus !
Cricri : de toute façon, tu es ce que tes parents sont...
Lyne : Cricri c'est terriblement deterministe ce que tu avances là!
Extrait du livre « La prophétie des Andes » que j'ai lu dernièrement
Seventh Insight : Clearing the past
We are not merely the physical creation of our parents, we are also the spiritual creation. You were born to these two people and their lives had an irrevocable effect on who you are. To discover your real self, you must admit your real you began in a position between their truths. That's why you were born there: to take a higher perspective on what they stood for. Your path is about to discovering a higher synthesis of what two people believed... your whole life will be about finding what spirituality is self-enhancing. This is the problem your parents were unable to reconcile, the one they left for you. This is your evolutionary question, your quest this lifetime.
Étant donné que dans mes précédents articles, je soutenais que pour qu'un amour dure toujours, il faut savoir pourquoi l'on aime et ce qui nous rend heureux de façon certaine, les 3 éléments précédemment cités ont fait tourner les boulons dans ma petite tête en faisant emmerger les questions suivantes:
- 1) Y-a-t-il un vraiment un déterminisme irréversible chez l'être humain ou s'agit-il plutôt d'un conditionnement?
- 2) Est-ce que je dois chercher au plus profond de moi-même, mes souvenirs, mes expériences, mais aussi celles de mes parents, afin de me comprendre et savoir ce que je veux vraiment?
- 3) Admettons que je fasse un bilan sur mon passé, et que je réalise que je suis aujourd'hui conditionnée par mon enfance et ma relation avec mes parents, serais-je capable de faire un tri entre ce qu'il faut garder et ce qu'il faut laisser afin d'être le fruit parfait de leur union et mener une vie heureuse?
- 4) Est-ce que mon expérience avec mes parents est la seule que je dois analyser afin de me connaître ou devrais-je analyser toutes les relations que j'ai eues de part ma vie et plus encore afin d'élargir le champ des bonnes choses à garder qui n'auraient pas été apportés lors de ma prime enfance?
- 5) Si je dois entreprendre cet immense chantier il va falloir du temps et de l'énergie, donc j'ai intérêt à savoir si ça vaut le coup...
Je pense que la vision de Cricri est correcte jusqu'à un certain point, et plutôt que de parler de déterminisme, je parlerais plutôt de conditionnement. En effet, le premier système social que nous connaissons tous est celui de notre famille et forcément il influe très fortement sur notre vie future.
Toutefois, je reste persuadée que notre intelligence et notre sens critique nous permet à un moment de pouvoir remettre en question ce conditionnement afin de vérifier si oui ou non il est bon pour nous, si on le souhaite bien sûr, car certaines personnes sont très heureuse ainsi. C'est là que notre quête personnelle commence, lorsque nous décidons de couper avec nos parents, de prendre le risque de tout perdre d'eux, afin de mieux revenir vers leurs enseignements... ou pas! Et c'est justement pour notre épanoussement personnel et pas le leur que l'on fait cette démarche, car la vision du bonheur n'est pas la même pour chacun, même au sein d'une famille unie. D'ailleurs je trouve cela limite criminel ces parents qui mettent la pression à leur enfants afin qu'ils accomplissent ce que eux n'ont pas été capable de faire ou ont du subir. Aimer son enfant, c'est le guider dans sa prise de choix personnels, non pas le mener insidieusement vers ceux qui ont été les notres, ou ceux de nos parents.
Déterminisme il y a donc si la personne ne réalise pas le besoin ou n'a pas envie de faire son propre chemin et utiliser son esprit critique afin de se construire sa propre philosophie de vie, indépendamment de toutes les influences subies jusqu'alors (parentales et sociétales).
Mais cette prise de conscience n'est pas suffisante, car il faut arriver à faire le vide avec tous les autres, tout le reste pour ensuite tout analyser, décortiquer avec la plus grande objectivité afin de ne pas se tromper dans ses choix.
Le déterminisme s'applique donc à ceux qui ne réalisent/croient pas en l'importance de cette étape et/ou ceux qui n'ont pas d'esprit critique afin de la mener à bien.
L'esprit critique ici est donc primordial, mais sans connaissances de base, il ne sera pas optimisé car il faut prendre en compte ici non seulement sa propre expérience et leçons tirées, mais celles de l'humanité entière. En effet, comme a si bien dit Goethe (le vrai!):
Qui ne sait pas tirer les leçons de 3000 ans vit seulement au jour le jour.
Un investissement minimal sur la connaissance de l'histoire de la philosophie et des religions est de ce fait également, un pré requis.
Récapitulons les étapes nécessaire dans ma quête personnelle :
- 1) Ré-écrire tous les souvenirs que j'ai depuis mon enfance jusqu'à maintenant que ce soit dans ma relation familiale ou sociale (n'ayez pas peur je ne vais pas le faire sur ce blog!)
- 2) Récapituler dans un tableau ce qui m'a rendu heureuse, ce qui ne m'a pas rendu heureuse; mais aussi ce qui de part mes comportement a rendu des gens heureux, et malheureux (et oui meilleur du bonheur c'est de le partager)
- 3) Déterminer les conditionnements que j'ai reçus afin de travailler à les évincer et voir comment cela affecte le tableau précédent.
- 4) Me trouver un livre d'introduction à l'histoire de la philosophie et des religions pas trop indigeste (et si je relisais Le monde de Sophie que j'ai déjà sous la main?)
- 5) Voir vers quel(s) mouvement(s) de pensées ma vraie vision du bonheur semble converger et en explorer les enseignements.
- 6) Une fois ma philosophie du bonheur découverte, trouver celui qui la partage!
Alors l'inconvénient principal c'est que ça risque de me prendre du temps cette quête et si je ne sais finalement qu'à 65 ans ce qui me rendrait heureuse, je risque de rater toute ma vie, surtout ma vie sentimentale et c'est bien ça qui passe en priorité...
Conclusion : cette quête est à commencer aussi vite que possible !!!
(qu'est que qu'il ne faut pas faire pour trouver un mec...)
Par Lyne Achevez, Dimanche 13 Avr 2008 à 23:42 GMT+2 dans Accueil (article, RSS)
Vos commentaires
Le Lundi 14 Avr 2008 à 10:44, par Art Vandelay
Si on a esprit "faible", nous sommes ce que sont nos parents. Il n'y a qu'à voir les fils et filles de riches... Dès qu'il y a le baptème, il y a conditionnement, c'est clair comme tu l'as souligné avec l'exemple des cadeaux par la suite.
On ressemble à nos parents dans la limite de ce qu'ils nous ont appris. Mais si malgré tout tu as un esprit ouvert et critique, tu peux faire la part des choses et entrer en interaction avec des gens différents dans leur éducation. Ceci te permettra de faire un choix dans ta façon de penser et ta morale. Cependant ta morale a des bases culturelles qui sont judéo-chrétienne dans notre cas. Car c'est la religion qui a créé la morale à partir de laquelle nous avons évolué.
pour essayer de répondre à tes questions :
1) il s'agit d'un conditionnement.
2) tu dois chercher tes souvenirs de l'enfance pour savoir pourquoi tu es comme cela. Ensuite tu pourras avancer.
3) grâce à tes souvenirs d'enfance, tu comprendras pourquoi tu te comportes de telle ou telle façon avec les humains en général et les hommes en particulier.
4) c'est notre enfance qui nous conditionne en tant qu'adulte. Par exemple, un garçon trop chouchouté par sa mère devient un mec de base car habitué à avoir une femme à ses pieds.
5) crois moi, cela vaut le coup. J'ai fait la démarche en 7 ou 8 mois. Et même si je suis encore seul en ce moment, je suis bien dans ma peau.
J'espère que cela te sera utile. Ne crois pas que je suis un donneur de leçon. Mais la grande majorité du temps, je donne de bons conseils autour de moi...
Le Lundi 14 Avr 2008 à 11:50, par Lyne Achevez
Merci pour ton commentaire, ça rejoint plus ou moins ce que je pense. Concernant l'exemple sur les fils et filles de riches, il est autant applicable aux fils et filles de pauvres, crois moi. L'argent par lui-même n'empêche pas de réfléchir, au contraire ça peut "acheter" du temps libre pour le faire. C'est sa quête effrénée et l'obsession qui y est liée qui est néfaste. D'ailleurs en nous précarisant et nous couvrant de besoins futiles, c'est bien ce que la société recherche: ne pas laisser de place pour la reflexion et ainsi faire de nous ses esclaves lobotomisés.
En quelque sorte, j'ai déjà commencé ce travail de remise en question il y a un bout de temps, mais je ne l'ai jamais approfondi vraiment, et là je sens que j'ai envie de régler ça une fois pour toutes, parce que sinon je sens que vais traîner ça comme un boulet. Je suis à la recherche de la vérité, qui si elle n'est pas universelle, est au moins valable pour moi.
Je préfère en effet vivre dans une vérité individuelle qu'un mensonge collectif... Ça a du sens ce que je viens de dire?
Le Lundi 14 Avr 2008 à 15:55, par Art Vandelay
Je ne sais pas mais moi j'ai compris. Et je te rejoint tout à fait dans la vision de voir la futilité nous empêcher de réfléchir. C'est vrai que l'on arrête pas de nous dire d'acheter ci, de faire cela... Et ça marche parce que j'ai l'exemple d'une "humaine inutile" ;-), assistée sociale, qui s'était acheté un disque dur externe et depuis si on lui dit qu'on en a pas, on le ressent comme étant plus bas que terre ou un hasbeen...
Ce qui est sympa dans le labo où je travaille, c'est que j'ai un bon échantillon des pensées. D'un côté, il y a un anglais du genre capitaliste et de l'autre un français du genre écolo vert. Autant dire qu'ils ne font pas bon ménage... L'un veut consommer à outrance et l'autre est exaspéré par ce genre d'attitude (je le comprend)...
Je ne pense pas que la vérité universelle existe. La seule qui a de l'importance c'est celle qui te permet d'être heureux sans pour autant "blesser" les gens qui valent le coup. C'est peut être un peu flou ce que je viens de te dire...
Le Lundi 14 Avr 2008 à 16:50, par Lyne Achevez
Oui en gros ça serait ça, idéalement mon comportement ne blesserait plus personne, mais est-ce vraiment possible? Enfin, j'en suis encore trop loin pour avoir une vision précise. Je pense que celle ci se définira petit à petit au long de mon parcours.
Ah oui je tiens à préciser que je respecte totalement les gens qui n'ont pas envie de se poser de questions et qui sont très heureux comme ils sont. Moi si je fais cette démarche c'est parce que je sais que je pourrais être plus heureuse. En plus je suis un peu esclave de la liberté si je puis dire, elle me rassure dans mon existence et m'angoisse également car je veux être certaine de ne pas l'utiliser à tort. Le vrai choix ne se mesure pas à l'étendue des possibilités qui s'offrent à nous, mais l'aptitude à choisir la meilleure, au bon moment. Et l'idée qu'il y ait un determinisme quelquonque me glace le sang car ma vie ne vaudrait la peine d'ëtre vécue si tout ce que je faisais, tout ce que je pensais dans ma vie ne changerait rien à l'héritage de départ que j'ai eu et je ne serai qu'une marionnette crée pour être remise aux mains de la fatalité.
Le Lundi 14 Avr 2008 à 17:32, par philemon
Je crois qu'effectivement, être fils (ou fille) de... nous engage de manière assez univoque dans un chemin qu'il est assez difficile de ne pas suivre, sauf à développer une force de caractère et d'indépendance que l'on acquiert souvent que tardivement, lorsqu'il est un peu tard.
Je ne parlerai pas d'expérience personnelle, encore que j'en aurai à dire (fils de pasteur, ça pose question religion, non ?), toutefois je pense qu'il faut garder une place pour la fantaisie, le souffle et l'émerveillement de la rencontre. Cela dit, savoir ce que l'on veut et ce que l'on ne veut pas est essentiel pour ne pas se disperser, et pour se préparer à reconnaître celui ou celle que l'on attend quand il se présente.
Et puis ça remet les idées en place, et évite de rêver à une rencontre improbable...
Mais ce qui résume parfaitement notre état d'esprit, c'est bien lorsque vous dites : Une fois ma philosophie du bonheur découverte, trouver celui qui la partage !
Tout est dit.
Ne se peut-il pourtant pas que cette philisophie du bonheur soit découverte après avoir trouvé celui dont on pourra dire après qu'il la partage ?
Bon, il va falloir que je relise votre note à tête reposée, je sens que je m'égare.
Mais d'accord avec vous : qu'est ce qu'il ne faut pas faire pour trouver une femme 
Le Lundi 14 Avr 2008 à 18:11, par Lyne Achevez
Fils de Pasteur... voilà un héritage peu commun et bien intéressant, il se pourrait que j'ai quelque questions à vous poser lors de ma quête, si vous les voulez bien!
Votre commentaire resume bien ma pensée, et figurez vous que votre question, je me la suis posée également, mais ça en revient au dilemme de la poule et de l'oeuf. Attendre de rencontrer l'homme qu'il faut pour connaître le bonheur ou connaître le bonheur afin de rencontrer l'homme qu'il faut?
Je crois qu'après de nombreuses années passées à attendre la premiere, j'ai décidé de construire la seconde. Il y a un bonheur individuel, un autre bonheur à deux, et aussi un bonheur à plusieurs. Chaque période de la vie doit être apréciée pour ce qu'elle nous apporte d'unique, et le plus tôt on peut apprécier ces trésors, au mieux on vie son existence sur terre.
Le Lundi 14 Avr 2008 à 18:23, par philemon
J'aime bien l'idée de plusieurs bonheurs, je vais méditer avec plaisir là-dessus...
J'ai souvent (toujours ?) eu un peu de mal à construire ma vie, je suis plutôt enclin à la vivre, vieille posture de vie issue de la religion protestante, le "peuple élu". Je suis plus proche du "mektoub", et c'est pour ça que j'ai plein d'espoirs, mais parfois ils tardent un peu à se concrétiser 
Il va donc peut-être me falloir réviser mon jugement sur la question, et laisser de côté ce qui m'empêche d'avancer pour me consacrer comme vous à ce qui va m'aider à rencontrer un des bonheurs pré-cités. Vaste programme. Mais motivant, non ?
Le Mardi 15 Avr 2008 à 00:06, par philemon
A votre disposition pour tenter de répondre à vos interrogations, mais j'ai peur de ne pas être d'un grand secours. J'avoue faire quelques blocages sur le plan religieux et philosophique, au grand dam de mon pauvre père !
J'ai trouvé très intéressant votre définition des trois bonheurs qui peuvent être parallèles, concommitants, successifs, voire parfois malheureusement inaccessibles...
Cela va me guider quelques temps. Merci à vous, et bon courage dans votre quête. La mienne y ressemble.
Le Mardi 15 Avr 2008 à 02:21, par Lyne Achevez
En réponse à votre premier commentaire, je pense que construire sa vie n'est pas incompatible avec le fait de la vivre. N'avez vous jamais eu le plaisir de piocher avec gourmandise dans la préparation onctueuse et sucrée de la pâtisserie fait maison, avant de la mettre au four dans la délicieuse attente du moelleux gâteau à venir?
Mes références religieuses sont hélas limitées, mais je pense comprendre par votre message que le "mektoub" serait une sorte de promesse divine, un message d'espoir... j'ai moi-même confiance au "mektoub" que j'appelle providence, car si je devais me résigner à la dure loi des probabilités, je serais probablement sous prozac, et ce depuis un bon nombre d'années car je prends conscience, chaque jour un peu plus, que la venue de mon bonheur relève du miracle.
Toutefois, l'espoir et le positivisme ne sont que des moyens d'accompagnement et d'accomplissement de nos décisions puis de nos actions, (que j'espère être les) moteurs réels de notre destin. Les protestants, il me semble disent assez justement « aide toi et le ciel t'aidera » et sans cette volonté, ce premier pas vers la providence, celle-ci restera toujours en dehors de notre chemin de vie, même si elle s'en trouvait justé à côté.
En réponse à votre second commentaire, je pense que votre désaccord avec votre père montre une remise en question de ses enseignements, et de ce fait votre esprit critique sera toujours le bienvenu sur ce blog.
Enfin, au vu de nos préalables réfléxions sur ce sujet, manifestement sécantes en certains points, nos quêtes semblent en effet parallèles, et si leur dénouement était plus tangent que nous ne le pensions?
Bon courage à vous également 
Le Mercredi 16 Avr 2008 à 11:42, par philemon
Vous avez vraiment visé juste, j'ai souvenir de plats à lécher lorsque ma mère faisait des cakes. Fallait même parfois se battre pour en avoir sa part, conséquence d'une grande fratrie...J'aime assez vos comparaisons qui dénotent d'un goût de la vie et une gourmandise.
Le bonheur relève-t-il du miracle ? Je n'en sais rien. Mais puisque vous avez mis en médaillon un pochoir de misstic, connaissez-vous une de ses sentences que j'essaye de faire mienne : "Soyons heureux en attendant le bonheur". Si cela n'est pas du positivisme ! Et dieu sait (faudra sans doute que je bannisse cette expression de mon vocabulaire), si cela nous aide à avancer.
Vous y allez fort à m'obliger de replonger dans mes études de géométrie entre parallèles, tangentes et sécantes... Je trouve que le terme tangent apporte le plus d'espoirs, car le frottement des deux lignes est plus durable et continu. J'y vois la même différence qu'entre un pizzicato et une note tenue à l'archet au violon. Les harmoniques sont plus riches dans le deuxième cas, je trouve. Et c'est bien ce que nous recherchons tous, non ?
Bonne journée à vous
Le Mercredi 16 Avr 2008 à 15:25, par Lyne Achevez
Ah ! je vois que nous nous comprenons : pour ma part j'étais l'assistante en chef de la cuisinière, donc j'avais droit de « vérifier » à chaque étape le bon déroulement de la préparation avant de m'assurer que rien n'était gaspillé entre son passage du saladier au moule à tarte!
Oui, cette citation de Misstic me colle très bien à la peau. Je suis heureuse en attendant le bonheur et je profite des petits plaisirs de la vie chaque jour comme je peux, comme ils viennent, mais sans vraiment vivre au jour le jour. Me suivez vous ?
Au fait désolée de vous avoir emmené sur un terrain anguleux avec mes métaphores géométriques. En règle générale, je m'efforce à ce que l'usage de mes termes soit carré mais il y toujours des exceptions où cela ne tourne pas très rond... malgré moi.
Ce que j'entendais par là est que nous semblons en effet avoir certains points communs dans nos quêtes respectives, qui semblent aller dans la même direction: celle du bonheur avec l'autre, et de s'être justement déjà posé chacun des questions à ce sujet, fait que nous sommes peut-être plus près de notre réponse que nous ne le pensons.
Est en effet tangent ce qui se touche en un point unique (en géométrie pure) ou se rapproche fortement (dans le langage courant), et je reconnais de ce fait, l'ambigüité de mon propos. Toutefois ceci m'amène à penser que votre idéal, continu et durable relèverait plutôt d'un couple de fonctions égales sur l'intégralité de leur domaine de définition, que d'une tangente quelconque, mais arrêtons nous là avec ces considérations mathématiques, trop abstraites, et prise de tête!
J'enchainerai donc sur votre référence musicale, avec laquelle je suis assez d'accord : l'envolée sensorielle que procure le son de l'archet n'a point de comparaison avec un pizzicato, même habile.
Une très bonne journée à vous également !
Le Mercredi 16 Avr 2008 à 15:59, par philemon
Il me semble que j'ai étudié il y a quelques temps déjà les mathématiques sur le banc de la fac à Montpellier. Mon prof avait d'ailleurs obtenu la médaille Fields pour ses travaux de recherche... Donc j'accepte la métaphore mathématique, mais je trouverais dommage qu'il n'y ait qu'un point de contact (je n'ai pas dit de friction), donc je parlerais plutôt d'asymptôte qui tende vers l'infini. La courbe et son asymptôte ont une corrélation et une attractivité forte, sans que chacune perde son identité propre face à l'autre. Est-ce une bonne défnition ?
Quand à la métaphore musicale, je vois qu'elle évoque pour vous des contrées où les sens ont un importance essentielle. Nous pourrons en reparler, j'ai moi-même une perception plus physique qu'intellectuelle de la musique. Réminiscence de ma vie passée dans les ateliers de lutherie ?
Bien à vous
Le Mercredi 16 Avr 2008 à 16:32, par Lyne Achevez
Effectivement l'asymptote définit bien ce rapprochement jusqu'à l'infini entre la courbe et la droite, mais sans jamais vraiment se rencontrer, et je trouve ça un peu dommage, de ne jamais se rejoindre en fin de compte mais peut-être est-ce justement cette légère distance même minime, qui au lieu de les confondre, maintient leur distinction et par conséquent l'attirance réciproque. En y réflechissant, oui votre définition semble très acceptable 
Enfin, j'ai dans ma tendre enfance suivi des cours de solfège le mercredi, au lieu des cours de catéchisme et la musique faisait partie intégrante de notre vie famille. Donc je l'aime particulièrement, dans toute sa variété, surtout depuis que je suis à Londres où j'ai découvert des artistes en tout genre, se produisant sur dans des petites salles de concert ici et là dans la ville, où l'on peut apprécier vraiment le son et l'ambiance, contrairement aux immenses concerts commerciaux que j'avais connus jusqu'à présent et qui ne m'avaient pas convaincus.
À bientôt!
Le Mercredi 16 Avr 2008 à 17:57, par philemon
On peut toujurs imaginer que la polarité des courbes provoque l'attirance réciproque, comme vous le dites. Mais il ne faut pas oublier que l'asymptôte tend vers l'infini, et qu'il est parfois dommage de ne pas brusquer légèrement les choses...
Pour la musique, je suis assez boulimique et d'une grande curiosité. Et comme vous, peu enclin aux grand-messes, mais plutôt aux petits comités. Je connais peu la scène musicale de Londres, mais j'imagine que vous avez aussi ces nombreux groupes ou solistes à découvrir. J'en ai quelques-uns dans ma musette, du jazz à la chanson, de la musique classique au rap, de la musique africaine au folk...
Bonne introspection que la musique : dis-moi ce que tu écoutes, je te dirai qui tu es...
A suivre ?
Le Mercredi 16 Avr 2008 à 19:21, par Lyne Achevez
Et bien que de points communs! il ne semble plus être question ici de parrallelisme, asymptôtes, et autres vides symboliques mais bel et bien d'inclinaisons concourrantes.
J'ai mon petit chouchou ici en le lieu d'un blues bar, que j'ai découvert grâce à un ami et où je n'ai passé que des soirées formidables, en terme de musique, foule et boisson! Je ne vois pas le blues dans votre liste ci-dessus mais je ne doute aucunement que cela vous plaise. Si vous passez un jour prochain par la capitale brittanique, brusquez vous donc à me faire signe! 
Le Mercredi 16 Avr 2008 à 19:30, par philemon
Et inversement, car je suis malheureusement plus souvent en Bretagne qu'en Grande-Bretagne, professionnellement et par affinité, bien que ma base soit Paris.
Donc au plaisir d'échanger autour d'un verre dans une ambiance musicale ?
Je me sauve, la Bretagne m'attend
Le Samedi 19 Avr 2008 à 23:55, par Lyanne
Bonjour Lyne,
Par rapport à ton texte sur les 3 types de femme, je précise ma réponse (même pour moi, car la relire sans un contexte...) : pour chercher qui je suis comme femme, amoureusement parlant, je me rappelle de mon tempérament en tant qu'adolescente, et de mes désirs en suspens pendant des années (de 13 à 17 ans je dirais !), et je me rappelle du premier flirt, des premiers contacts. J'étais alors complètement naturelle, et il avait dit à son copain (qui sortait avec ma cousine et qui m'a transmis le commentaire !) que j'étais un vrai volcan !
Oui, un volcan...
Et ça je trouve que c'est normal... Mais que de vrais imbéciles sont capables de refroidir un volcan, et je me rappelle encore du second à m'avoir embrassée, en boite de nuit. Je m'attendais à la même politesse, à des gestes qui demandent "je peux ?". Eh bien non, j'ai eu droit à une horrible intrusion de langue !
- Combien de chocs se prend-on, pour finir un jour par se faire traiter de coincée ?
- Combien de filles sur la défensive pour se prémunir d'intrusions impolies ?
- Combien de filles qui ne se laissent pas aller car obligées de surveiller chaque avancée trop pressée ?
Il n'y a pas que les parents, toutes nos rencontres... Mais grâce à un certain Gilles, il y a bien longtemps, j'ai su qui j'étais comme femme, et malgré tous ceux qui m'ont blessée, je sais toujours qui je suis, et pour qui je peux l'être.
Le développement personnel est à mes yeux indispensable. C'est infini, cela ne s'arrête pas, là je sais que je passe encore une étape, que je trouve primordiale, mais je pense ça à chaque fois !
J'ai lu la prophétie des Andes, j'ai compris que mes parents réunis me faisaient réunir la science et la spiritualité par exemple. Tu peux lire aussi "conversations avec Dieu", vraiment excellent, et cherche sur Internet le film "le secret"...
Le Lundi 21 Avr 2008 à 13:43, par Lyne Achevez
Merci pour ton commentaire Lyanne (ou Liane?), qui me parle. En effet j'ai toujours eu une réputation de coincée et d'allumeuse parce que j'aimais bien jouer avec les hommes, mais eux ne savaient pas ou ne voulaient pas jouer. La séduction se traduit différemment selon les personnes, et moi si on ne rentre pas dans mon jeu, je ne continue pas la partie. En effet, ces types dont tu parles sont ceux qui se croient tout permit sur notre corps, sans se donner la peine de nous offrir ce que nous voulons vraiment: l'envie de nous donner totalement. Et donc forcément des comportements pareils, ça me fait monter en ébullition, mais pas la bonne!
J'ai moi aussi connu un homme, le seul qui a réussi à me conquérir, parce qu'il ne m'a justement rien demandé, jamais forcé à quoi que ce soit, mais a su délicatement guider nos envies respectives vers un point commun. Je suis tellement heureuse de l'avoir rencontré, il a fait de moi une femme et bien que nos chemins se soient séparés, il comptera toujours pour moi.
Je ne connais pas "conversations avec Dieu", mais je vais me pencher dessus comme j'ai déjà vu le Secret.
Ce dernier ainsi que la prophétie des andes m'ont apporté beaucoup pour ma reflexion personnelle. Toutefois, comme partout, il faut faire son marché en choisissant les meilleurs arguments et en laissant de coté ceux qui ne nous inspirent pas vraiment.
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