Pas de sexe in the City - Saison 2

Soumission VS Abandon

La nuit dernière sur msn, j'ai eu droit au retour innespéré de Picou, mon pote que j'ai rencontré au Canada. Comme tous les mecs casés, il a disparu de la circulation et un jour revient sur la scène, comme si de rien n'était...

 

Alors comme moi je savais la raison de sa disparition, je lui demande fortement inquiétée, pourquoi il ne donnait plus de nouvelles depuis des siècles. Et là il m'a fait du grand Picou : son ordinateur qu'il avait gardé depuis le Canada (cinq ans vous imaginez) était si lent qu'il ne se connectait plus à msn pour ne pas le faire ramer, mais heureusement, il vient d'en acheter un autre!

 

Lyne : Bon Picou, il s'appelait comment l'ordinateur du Canada et quand t'es-tu fait larguer?

Picou : en fait, je suis toujours en couple, mais effectivement plus pour longtemps je crois... j'en peux plus...

 

Incroyable ces gens qui disparaissent de votre vie une fois en couple et reviennent la queue entre les jambes (si j'ose dire) quand leur couple bat de l'aile.

Comme si la vie sociale était incompatible avec la vie de couple, c'est vraiment quelque chose que je ne comprends pas... enfin je ne suis pas comme les autres, maintenant j'en suis sûre. Parce ce que justement, mon Picou il a commencé à me poser des questions sur ma vie sentimentale à moi, et comme on a toujours été bon pote, je lui ai dit cash la vérité.

 

Picou : c'est pas vrai! Mais qu'est ce que tu fout??

Lyne : ben rien justement lol! Écoute en ce moment je suis en train d'entreprendre une introspection car je pense que si je n'arrive pas à trouver quelqu'un qui me convienne, c'est parce que je ne sais pas vraiment ce qui me convient, et de ce fait j'attire tout et n'importe quoi. Savoir qui je suis va me permettre de cibler mieux ce que je veux, une bonne fois pour toute, en ne plus portant d'intérêt à certain et en plus en loupant d'autres.

Picou : ouais mais toi ton problème c'est que t'es un peu « old school »

Lyne : Old school? Mais qu'est ce que tu racontes!

Picou : ça se sent, c'est dans tes gènes, t'es ce que l'on appelle une femme à l'ancienne

Alors là j'étais un peu véxée quand même, moi une femme à l'ancienne? old school?

Quand on étudiait ensemble, j'étais probablement une des plus contemporaine de notre campus : j'osais m'habiller comme il me plaisait sans entrer dans ces « codes » d'écoles de commerces à la française. J'étais toujours en train de faire la fête alors que certains avaient l'air déjà d'avoir vécu quatre-vingt ans bien qu'ils étaient sur terre depuis à peine une vingtaine d'années. Enfin et surtout, je parlais à un peu tout le monde, et je n'ai jamais appartenu à aucun groupe pour la simple et bonne raison que je me reconnaissais un peu dans chaque, mais dans aucun en totalité. Donc bon, old school pour moi, ça sonne un peu ringard, et j'ai eu en vision Clotilde, la nana avec sa mêche sur la coté bien propre, son pantacourt à carreau et surtout, surtout ses chaussures plates!

Donc là j'ai voulu quand même avoir une explication, parce que je sais bien que dans mon école on collait des réputations débiles au moindre faux pas, surtout quand il n'y en avait pas de faux pas, et j'étais bien curieuse de savoir ce qu'il entendait par Old school le Picou.

Picou : ben t'es un peu traditionnelle dans ta façon de penser, par exemple tu aimes bien t'occuper des autres n'est ce pas?

Lyne : mais pas du tout! J'ai jamais aimé m'occuper des gens, enfin de ceux que je ne connais pas, mais les miens, je fais attention à eux, mais ça me paraît logique, non?

Picou : enfin quand je dit ça, c'est ni bien ni mal, c'est  juste un constat et un avis personnel, tu vis un peu dans une autre époque... tu serais pas un peu soumise avec les hommes par hasard?

 

Et là je rêve, encore une fois s'il y avait bien une rebelle dans notre école c'était moi. Alors que ça s,envoyait en l'air de partout (y compris la Clotilde, et oui) je me suis promis de ne jamais coucher avec aucun de ces mecs, à aucun prix, l'un d'entre eux m'ayant collé une réputation de fille facile, pour avoir osé porter un jour une jupe trop courte, qui en fait m'allait hélas trop bien...

Je me suis dit "ah ouais mes cocos je vois un peu la mentalité, vous pensez que je suis facile, et bien je vais vous prouver le contraire"

Et c'est bien ce qui s'est passé : rien ! Pour tout vous dire, ce n'était franchement pas difficile car les types de mon école étaient, bien qu'ils en étaient persuadés du contraire, totalement inintéressants.

 

Bref quand j'ai terminé ma discussion avec le Picou, j'étais un peu sur les nerfs. J'ai réfléchis à tout ça et je n'arrivais pas à dormir car ça me travaillait. Old school, mais ça veut dire quoi exactement, et c'est quoi être New School? Ne pas se soucier des autres? Oui ça c'est certain ça me choque la façon dont on traîte les gens dans notre société, sans aucune considération, de façon purement utilitariste, mais est ce que c'est vraiment ringard de penser ainsi?

 Alors ça vient probablement de mon conditionnement, de penser de la sorte, maintenant à moi de savoir si je dois garder cette façon de voir les choses ou au contraire, faire comme tout le monde et devenir une new school girl (à première vue ça me tente pas du tout!).

Groumph quoi! Ça m'a tellement ennervé que ce matin dans le bus, j'y ai encore pensé et ce maudit mot de « soumission » m'est revenu à l'esprit. Non ce n'est vraiment pas pour moi la soumission. Pourquoi avoir envie de pouvoir compter sur un homme, poser notre visage contre son épaule, fermer les yeux et savoir qu'il va nous mener à destination, sans se prendre un poteau dans le nez, c'est être soumise? Et cling! Je repense à l'image de la statut dans un article de Liane, et je réalise à ce moment là que c'est ce que je veux en fait, l'abandon. Oui, le mot qui s'applique ici c'est l'abandon et non pas la soumission qui sont totalement différents mais que l'on confond.

La soumission c'est une contrainte subie de relation type maître-esclave, alors que l'abandon, c'est une confiance librement et mutuellement consentie, dans une relation de type homme-femme et ça n'a rien à voir. Personne n'est au dessus ou en dessous de l'autre, on s'unit dans notre complimentarité, c'est tout. Et lorsque deux êtres s'abandonnent l'un à l'autre dans une confiance totale et réciproque, chacun sait qu'il peut compter sur l'autre et explorer, en toute sécurité, l'aventure des merveilleux fonds de leur relation.

Le problème aujourd'hui c'est que tout le monde se retient de tout, personne ne s'abandonne plus à personne, mais comment nous le reprocher? À qui feriez vous totalement confiance de nos jours ?(oulah c'est vrai que ça sonne old school le de nos jours, mais j'assume, oui je suis old school zut!)

Alors on fait semblant d'être fusionnel en restant collés l'un à l'autre comme un chewing-gum aggrippé à la semelle d'une chaussure, pour au final se faire décoller sur le coin d'un pavé de trottoir. L'abandon c'est pouvoir laisser partir l'autre respirer un peu son propre air, et savoir qu'il reviendra. La jalousie selon moi, est souvent l'élément inavoué de ces couples glue qui restent ensemble et s'empêchent l'un et l'autre d'avoir une vie sociale, parce qu'ils vivent constamment dans la peur de l'abandon par l'autre, justement parce qu'ils ne se sont pas déjà abandonnés l'un à l'autre.

 

En conclusion je me suis rendue compte que j'ai terriblement envie de m'abandonner à un homme, mais pour s'abandonner il faut avoir totalement confiance en l'autre. Vivre une relation de couple dans la retenue constante, le doute, c'est une souffrance quotidienne que je ne supporterais pas.

Donc il me faut un homme fiable, avec la tête sur les épaule et réfléchis, pas une girouette tourmentée pour un oui ou pour un non. Mais bon pour pas le rater celui là, il faut que je sois à sa hauteur... ou que je sois née à une autre époque?

Vos commentaires

1 Le Vendredi 18 Avril 2008 à 21:30 GMT+2, par philemon

Dans la description de jeune femme old school, vous avez oublié je crois le foulard Hermès, les lunettes à fine monture cerclée, le catogan ou le serre-tête ;)
Mais j'avoue que ça a son charme, après tout. De toute manière, vous avez parfaitement décrit le fond du problème : avoir des valeurs et s'y tenir, c'est sans doute cela être vieille école (excusez-moi, mais je suis plutôt latiniste qu'anglophone, encore un garçon old school).
Mais il n'y a pas que les jeunes femmes qui peuvent être vieille école, il y a aussi les garçons, ceux qui ne vont pas hésiter à offrir des fleurs lors d'une première rencontre, qui vont échanger et être sensible à la montée du désir, de la complicité, sans se vautrer d'emblée dans les bras de la femme, qui accepteront d'offrir une épaule accueillante sans rien espérer en échange. Bon, me voilà rangé dans la catégorie des anciens, mais je vous rassure, je ne porte pas la lavallière ni les gants en chevreau, encore moins le costume trois pièces à rayures...
J'ose avouer que parfois, notre quête à nous, les hommes (puis-je permettre de parler en leur nom ?) est de même nature que la votre. Le terme d'abandon caractérise également au mieux notre ambition, je parlerais de plénitude, de complicité et de respect. Bon, bien sûr, ce tableau idyllique comporte parfois quelques ratures, mais le propre de l'oeuvre, c'est d'être en perpétuelle mutation (métamorphose ?).
J'ajouterai que pour s'abandonner totalement à l'autre, il faut non seulement avoir confiance en lui, mais aussi confiance en soi. Et c'est parfois plus simple de porter la confiance à l'autre qu'à soi.
J'ai compris tardivement que la retenue des émotions était parfois plus dommageable que leur expression. Je me suis essayé à exprimer des sentiments très profondément enfouis, ce fut douloureux, mais cela me permet désormais de retrouver cette confiance.
Sur le terme soumission, je suis encore une fois d'accord avec vous. Etre soumis sous-tend l'idée qu'il y a un rapport de dominant - dominé, et que le plaisir de l'un ne peut s'obtenir que par l'abaissement de l'autre. Bien sûr, dans les jeux de l'amour, il arrive souvent que le rapport homme - femme s'appuie sur cette relation dominant - dominé, il n'y a qu'à se replonger dans le kamasoutra pour s'en convaincre ;), mais la soumission momentanée est alors tempérée par un regard, un geste tendre, une caresse qui inverse le rapport.
Donc ma chère Lyne, si d'aventure la création d'un club des amants old school vous tente, sachez que je veux bien en être le premier des membres ;)
Surtout si j'ai bien compris que vous étiez l'antithèse de cette pauvre Clotilde : vous portez des talons, vous ?

Je trouve que vous progressez dans l'introspection, mais n'oubliez pas qu'il faut parfois aussi poser les yeux sur ce qui vous entoure, ce dont je ne doute. Et si ce travail d'introspection s'exacerbait d'une rencontre, passeriez-vous à côté tant que le travail n'est pas terminé ? Ce serait dommage, car vous le valez bien, comme dit la formule.

Merci de nous interroger par vos interrogations. C'est à la fois rafraîchissant et tellement enrichissant.
Et restez old scholl, c'est le meilleur compliment que l'on puisse vous faire.

Au fait, la Bretagne était ventée et un peu nuageuse, hier. M'a manqué juste le temps de marcher sur les rochers en ramassant des fortunes de mer, mais en tenue de pingouin ou de clown (genre consultant bien mis pour rencontrer des élus locaux), ça ne peut pas le faire. Mais bientôt, je vais retrouver les bottes et la vareuse (jaune !), et ça, qu'on soit du côté des anciens ou des modernes, cela n'a pas de prix. Et je ne vous parle pas de l'abandon, même sans épaule accueillante malheureusement, face au ressac sur les rochers, les yeux au loin...
Tiens, des Côtes d'Armor en regardant vers le nord, on pourrait voir les côtes sud de l'Angleterre, non ?
Bien à vous

2 Le Vendredi 18 Avril 2008 à 23:39 GMT+2, par Lyne Achevez

Cher monsieur philemon, de la vieille école tout d'abord laissez moi vous rassurer sur un point: je n'ai rien contre les carrés hermes, les gants en chevreau et autres accessoires élégants. Je suis même assez sensible aux matières nobles et à l'esthétique en général.
Non, ce qui m'agace c'est ce que j'appelle le coincisme mal placé. La Clotilde dont je parle était le stéréotype de la fille embourgeoisée par son code vestimentaire, mais nullement par son attitude. Elle avait certes son sac Longchamp et ses mocassins bien plats, mais cela ne l'a pas empêché de se mettre minable aux soirées étudiantes du jeudi sans aucune pudeur, et à avoir collectionné les parties de jambe en l'air qui n'ont été un secrêt pour personne. Alors elle fait ce qu'elle veut, me direz-vous, et je suis tout à fait d'accord sur ce point.
Sauf que ces Clotildes, elles vous regardent avec un dédain et un mépris sans égal lorsque vous osez montrer des jambes qu'elles gardent elles, bien malgrè elles finalement, sous le pantalon à pince, qui se fait sauvagement retirer par le premier venu lorsqu'elle ne peuvent plus contenir leur frustration de pas oser être femme.
Oui je porte occasionnellement des talons, que j'avais totalement arrêté pendant quelque temps en France parce que j'étais fatiguée qu'on me regarde comme une pelure à cause de ça. Ici en Angleterre, les filles assument leur féminité jusqu'au bout des ongles, et même si elles manquent parfois d'élégance, je me sens plus proche d'elles. J'aime en effet sentir mes formes se mettre en place comme il faut quand je porte des chaussures à talons, et de la posture à la démarche, tout mon corps en devient plus féminin, et je me sens alors tellement bien. De plus, c'est meilleur pour le dos, à condition qu'ils ne soient pas trop hauts !

Exprimer ses sentiments est en effet libératoire, et il faut d'abord se les avouer à soi-même, puis si opportun à l'autre. S'avouer que l'on désire ou aime quelqu'un, c'est arrêter de se mentir à soi-même et de ce fait être en accord avec soi, puis avec les autres.
Je suis ravie d'entendre que certains hommes (mais oui je vous en prie, permettez vous donc) partagent ce sentiment d'abandon ou de plénitude comme vous le définissez. En ce qui concerne la confiance en soi et en l'autre, je suis d'accord avec vous. La confiance en soi est un capital de départ essentiel, qui fructifie petit à petit en soi, mais qui peut se dilapider en un rien de temps si on le confie entre de mauvaises mains. Rattraper ensuite la perte et le manque à gagner peut prendre des années et représente un processus bien douloureux que je ne souhaite à personne. Donc la confiance en soi est aussi importante que la confiance en la personne à qui nous nous confions, corps et âme.

La création d'un club des amants old school, voilà un titre de concept qui me plaît bien :)
Si vous avez l'occasion de lire l'île des gauchers d'Alexandre Jardin, c'est exactement ce dont il est question en fait, mais à l'échelle d'une colonie entière!

Enfin, même du haut des falaises de craie du sud de l'Angletterre, on peut difficilement apercevoir les côtes françaises, mais en s'asseyant sur l'herbe verdoyante et en écoutant le chant des mouettes, on peut s'adonner à contempler les voiliers et autres bateaux, naviguant entre les deux terres et parfois même s'amuser à en deviner leurs occupants...

Un très bon week-end à vous

3 Le Samedi 19 Avril 2008 à 10:52 GMT+2, par Art Vandelay

Très bonne explication de la différence entre soumission et abandon. L'abandon, c'est vraiment l'idée que l'autre aspire notre âme, la partie la plus intime de notre être...
Sinon concernant ton ami... Tu penses pas qu'il revient vers toi pour tester si tu serais ouverte à une relation du genre sexe friend ou tout simplement pour que tu lui serves de partenaire de transition? Il te demande comment vont tes amours, innocemment, pour savoir si tu es libre. Il te sort un hypothétique problème dans tes relations qui n'est pas fondé pour que tu te remettes en question et lui laisser une brèche dans laquelle il s'engouffre. Et quand tu lui dis que tu t'occupe des gens que tu aimes (ce qui est normal, on est d'accord), il ne s'y attendait pas et commence à balbutier tout en sortant des banalités pour se sortir de la situation : "enfin quand je dit ça, c'est ni bien ni mal, c'est juste un constat et un avis personnel". Cette phrase le décharge de tout l'approche qu'il a effectué jusque là. Ainsi, il ne perd pas la face et tu ne t'es pas douté de ce qu'il essayait de faire...
Evidemment, je ne le connais pas ce gars là mais avec les informations dont je dispose, c'est comme cela que je le vois.
Les gens de ton écoles sont comme tous les gens que l'on a tous rencontré un jour dans notre vie. Ils ont une vie tellement pathétique et insignifiante qu'ils aiment pourrir celle des autres dont ils sont jaloux...

4 Le Samedi 19 Avril 2008 à 12:26 GMT+2, par Lyne Achevez

Merci pour ton commentaire Art, mas ne t'inquiète pas j'ai vu clair à son jeu dumoins au début avec son pipo d'ordi de 5 ans d'âge qui rame. Picou c'était un bon pote déconne quand on s'est connus à Montréal, j'ai eu des crampes de rire inoubliables avec lui et c'est pour cela que j'aimais être en sa compagnie. Quand on est revenus en France, chacun a pris son chemin mais on a gardé contact, puis a un moment il a disparu de la circulation, complètement. J'ai du apprendre par la bouche des autres qu'il était "casé". Ça m'a bien déçu, car pour moi l'amtié ça se conserve quoi qu'il arrive et je trouve ça culloté les copains ou copines qui redébarquent après la fin d'une relation ou à son approche pour comme tu le dis bien, assurer le suivi.
Picou je lui en veut pas vraiment car il m'avait déjà avoué ses sentiments quand on étaient au Canada, mais j'avais quelqu'un à l'époque donc je ne voulais même pas en entendre parler. De retour en France et après ma rupture, j'étais totalement incapable ne serait-ce qu'imaginer un autre homme m'effleurer, c'était terrible, ça m'a pris des années à l'oublier et à reprendre possesion de mon corps et de mon âme. Toute relation qui s'achève devrait comporter un moment de deuil et de reflexion, pour faire le point sur pourquoi ça n'a pas marché, et ansi avoir plus de chances de mieux réussir la prochaine aventure à deux, mais si peu ont la sagesse et la force de le faire... Tiens je me suis d'ailleurs rendue compte ce matin d'une autre analogie entre vie sentimentale et professionelle qui me fait rédiger actuellement un autre article, donc affaire à suivre!

5 Le Samedi 19 Avril 2008 à 16:36 GMT+2, par Miss Ste Henriette

Que dire de plus après de telles analyses...Je ne vais donc pas m'étaler. Savoir s'abandonner à l'autre est, de nos jours, (tu vois moi aussi je suis old school;-))difficile, comment faire confiance à l'autre dans un monde ou le désir emporte tout, ou les corps se mélangent sans véritable amour...Quelque part, j'ai l'impression que certains courent après l'amour comme après l'argent...
En ce qui concerne ton ami, il fait comme certains de mes amis qui réapparaissent dès que leurs relations prennent le large pour voir si je suis "open"sait-on jamais...Ne peuvent-ils pas rester un instant et mener une réflexion sur eux-même?

6 Le Samedi 19 Avril 2008 à 18:44 GMT+2, par Lyne Achevez

Toi aussi tu es old school ma MSH? Bon et bien dans ce cas on va le créer ce club old school! Je propose donc les premiers critères d'admission suivants:
- déclarer être old scholl et fier de l'être, parce que c'est tout simplement bon (pour entre sûrs faite une introspection)
- lire le livre l'ile des gauchers d'Alexandre Jardin et soummetre une fiche de lecture (moi c déjà fait!)
- établir un QG, alors forcément je propose Londres, la ville de tous les plaisirs et de la liberté, située sur une île (un peu grande certes) ou l'on roule à gauche. Qu'en pensez vous?

Bon sinon si j'ai bien compté nous serions trois, il nous manque donc UN membre...ça tente quelqu'un?

7 Le Samedi 19 Avril 2008 à 19:42 GMT+2, par philemon

Je vois que l'idée du club vieille école fait son chemin. Je vais donc me mettre en quête de l'Ile des Gauchers, mais j'ai eu un peu de mal avec Alexandre Jardin. Mais je ferai cet effort de le lire pour garder ma place de membre fondateur du club ;)
Je rajouterai quelques critères d'exclusion : les pantalons à pince, les chaussures sans talon... Cela excluera définitivement les coincées embourgeoisées. Restons entre-nous, n'est ce pas ;)
Quand aux gants en chevreau, cela m'ennuierait que ce soit un critère de choix, je reste irrémédiablement un adepte de la main nue, je suis trop tactile pour accepter de porter des gants, même en plein hiver. Et comme j'ai toujours les mains occupées à bricoler un bout de bois, à cueillir une fleur, à ramasser des cailloux et des coquillages, je doute que les gants me soient d'une grande utilité. Et ce qui m'attire, j'allais écrire m'aimante, ce sont les mains, elles parlent autant que les ridules autour des yeux et de la bouche, ce sont des éléments de séduction essentiels pour moi. Et imaginez votre main dans une main gantée ? Comment passerait la chaleur de l'étreinte ?
Pour le club vieille école, pourquoi ne pas se satifaire des trois membres ? Bon, j'avoue avoir le beau rôle entre vous et MSH, mais suis-je bien pressé de faire entrer un autre loup dans cette si tranquille bergerie ? Je me pose la question ;) Mais je suis prêt à en discuter avec vous.
En attendant, passez de bons moments avant la reprise de lundi, et prenez soin de vous.
PS : c'est à dessein que je parle de vieille école, je suis un peu indigent en langue anglaise, mais avec votre aide, je pense progresser rapidement.

8 Le Dimanche 20 Avril 2008 à 16:26 GMT+2, par Lyne Achevez

D'accord pour vous nommer fondateur du club, à condition d'en être le berger et non un loup quelquonque.
En ce qui concerne le nom je serais d'avis de garder old school qui je l'avoue fait un peu 'jeunisme" mais sera un compromis idéal entre les pratiques amoureuses d'antan avec des gens d'aujourd'hui, de toutes générations, comme vous, MSH et moi-même.
Les critères d'exclusions seraient plutôt l'intolérance et la rigidité (de l'esprit comme du corps) et je compte d'ailleurs dans ma garde robe de très jolies ballerines et autres chaussures plates très confortables pour marcher en nature ou en bord de mer et dont je ne compte me séparer pour rien au monde. Quant aux autres accessoires, comme les gants, je dois reconnaitre que bien que le toucher d'une main contre une autre procure un sentiment d'une douceur extrèmement plaisante, le gant a aussi ses atout séduction que je ne vais pas développer ici, mais il est plutôt adapté en situation urbaine, je suis d'accord.
Sinon, je vais vous laisser à présent car je dois me préparer afin d'aller à la rencontre d'un louveteau, fraichement arrivé de Nouvelle Zélande et avec qui je vais, par un premier entretien, vérifier le old-schoolisme et l'opportunité de rédiger un prochain article...

9 Le Dimanche 20 Avril 2008 à 22:07 GMT+2, par philemon

Etre berger, pour un fils de pasteur, c'est plus qu'un rôle de composition ;)
J'espère avoir l'occasion d'une description encore plus précise de votre garde-robe, mais ce qu'elle contient (de ce que j'en sais), me semble bien avenant.
Bonne soirée, et bonne reprise pour demain.

10 Le Lundi 21 Avril 2008 à 01:25 GMT+2, par Lyne Achevez

Je vous ai un peu tendu...le bâton!
En dire plus sur ma garde robe de caméléon? Je crains que cela prenne beaucoup de temps hélas et ne soit jamais à la hauteur de sa vue en relief et en mouvement...
Bonne nuit et bon retour sur Paris.

Autres publications sur le sujet

Aucune référence pour le moment.

Vous pouvez faire référence à votre publication en utilisant ce rétrolien

Commenter cet article

*


Pour être sûr... combien font 3 + 4 ? *

Se souvenir de moi


Les champs marqués d'un * sont obligatoires
Votre commentaire sera affiché en texte brut à l'exception des liens