Pas de sexe in the City - Saison 2

Infirmière ou Sparadrap?

Nous avons tous nos petites faiblesses affectives lors de situations de célibat prolongé, à la suite d'une rupture ou tout simplement parce que notre couple bat de l'aile. La différence se trouve dans la façon dont nous les gérons : alors que certains vont assurer en douceur la transition avant même la rupture, d'autres vont opter pour la relation sparadrap, dont je vais vous parler plus longuement dans la suite de cet article.

 

La relation sparadrap comme son nom l'indique a pour but de panser les cœurs blessés par une rupture difficile, une situation de couple délicate ou qui hélas tarde à se concrétiser. Elle consiste à se trouver un sparadrap qui va apporter l'affection, l'attention, le piment et/ou le sexe manquant à l'intéressé. Ce type de relation n'est dans la plupart du temps pas envisagé par ce dernier à long-terme mais, plutôt comme un soulagement temporaire, et une fois remis de ses tourments, le sparadrap est retiré d'un coup sec et mis à la poubelle. Cette situation n'est nullement enviable pour le pauvre sparadrap qui souvent attendait plus de la relation et se retrouve, lui aussi blessé et de ce fait prédisposé à se trouver un sparadrap à son tour.

Bien que ce genre de situation vous répugne probablement, vous avez du forcément connaître dans votre entourage moult situations de « sparadraperie », si ce n'est sous votre propre toit!
Ce qui est injuste dans la relation sparadrap, c'est une fois de plus le côté utilitariste des gens pour la satisfaction de nos besoins personnels et égoïstes, sans se soucier de leurs sentiments. Une relation est de type sparadrap quand il y a ambigüité sur sa nature et que les règles du jeu ne sont pas clairement définies dès le début. Ce n'est en effet pas facile, car en mettant cartes sur table, on risque de perdre son sparadrap et quand notre cœur saigne, la priorité est de le panser au plus vite et ce, par n'importe quel moyen.

Toutefois, si une relation de type de sparadrap est transparente pour les deux parties, elle peut se transformer en rapport infirmier(e)/patient(e), plus équilibrée et juste pour tous. Dans ces conditions, l'infirmier(e) sait qu'elle a devant il/elle quelqu'un de vulnérable sentimentalement et ne s'attend pas à recevoir quoi que ce soit d'autre que le sourire et le plaisir de son patient en sa compagnie. Accessoirement, il/elle peut jouir des bienfaits que lui apporte son patient, qui peut être quelque part infirmier(e) également à son tour. Il n'y a donc pas d'utilisé ici mais que des altruistes dévoués au bien-être de l'autre. Ce type de relation peut en effet se révéler être très bénéfique, en aidant à faire le deuil d'une relation de couple sans avenir, ou de baisser la pression quant à l'envie de s'en trouver une et ainsi apporter plus d'objectivité à ses critères de sélection.

Donc si deux personnes s'entendent pour se faire du bien dans un cadre de règles préétablies et ne nuisant de ce fait à aucun d'entre eux ou à autrui, cela constitue une relation comme les autres et ne devrait pas être dénigrée.

Là où cela se complique légèrement, c'est que malgré des règles claires, à force de fréquenter quelqu'un et de lui faire du bien ou d'en recevoir, on peut finir par s'y attacher, voire en tomber amoureux et donc c'est bien là qu'il faut faire attention.


L'infirmier doit rester professionnel en toute circonstance et savoir que le patient peut quitter la cure d'une nuit à l'autre, sans explication, et sans aucun recours. Le meilleur moyen est de développer une relation d'amitié forte basée sur le respect afin d'éviter une dérobade peu délicate, mais surtout de ne rien espérer et vivre au jour le jour, en profitant de chaque moment comme s'il était le dernier.
Et qui sait, peut-être que le patient finira par ne plus vouloir quitter son infirmière? Tout est possible, mais rien n'est jamais sûr ici-bas... donc si vous avez besoin de certitudes, ne prenez pas le risque de commencer la moindre relation de ce type, ou vous risqueriez de vous bruler les ailes. En revanche, si vous avez envie d'un petit coin de paradis contre un petit coup de parapluie, sans perdre au change pardi, et bien allez-y!

 

Et vous êtes vous plutôt sparadrap ou infirmier(e)?

 

Vos commentaires

1 Le Samedi 26 Avr 2008 à 23:57, par liane

Ni l'un ni l'autre,
mais j'ai été les deux par le passé !

J'ai eu un spara-drap il y a 5 ans, mais clairement pour une seule fois ! Le but était de clore une relation passée, sur un seul point : me mettre de nouveaux souvenirs en tête, pour bien me prouver que mon ressenti venait de moi, et non "de l'autre".

Quand je dis une fois, il y avait d'abord eu tout un développement de sensualité mutuellement ressenti à distance avant de se connaitre, car la rencontre était professionnelle. Cette rencontre et une visite touristique ont cristallisé l'ambigüité qui existait déjà, et j'en ai donc profité par la suite lorsqu'il m'a fallu un sparadrap ! Il a fallu aussi profiter d'une réduction d'une distance rédhibitoire...

J'ai aussi eu un spara-drap pendant 10 ans ! Pour grosse blessure. Là, je retrouve ce que tu dis, clair, et avec de l'amitié. Et puis, il faut que ce soit bienfaisant dans les 2 sens, le savoir, savoir pourquoi.

Là maintenant, j'ai préféré soigner seule, justement parce que je ne veux plus être infirmière dans une relation, du tout ! Donc il n'est plus question de me faire soigner non plus. Maintenant, c'est partage et exponentielle !

2 Le Dimanche 27 Avr 2008 à 00:12, par Lyne Achevez

Et bien Liane, tu as une expérience du milieu médical considérable!
Bon moi j'ai déjà été sparadrap et clairement ça m'a vraiment pas plu. Mais honnêtement, ces situations là on peut les flairer assez facilement, il suffit de ne pas se mentir à soi-même afin de les éviter.
J'ai également eu mes sparadraps, qui étaient des types pour lesquels je n'avais pas trop d'estime à vrai dire, car ils n'avaient pas de réels sentiments à mon égard, alors comme leur attention me flattait et que j'en avais bien besoin à ce moment là, je ne me suis pas posée la moindre question de conscience.

Enfin je n'ai jamais vraiment expérimenté l'infirmière, car c'est une situation difficile à gérer je pense, mais on ne sait jamais, peut-être vais-je me trouver bientôt un patient anglais? ;)

3 Le Dimanche 27 Avr 2008 à 00:58, par auriculaire hésitant

bonsoir lyne,
ni l'un , ni l'autre ! une histoire de retour de bâton ... ne fait pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse. apres une séparation on passe tous par une phase de transition , une sorte de deuil. rien se sert de se mentir a soi-même et surtout aux autres.

4 Le Dimanche 27 Avr 2008 à 01:32, par Lyne Achevez

Bonsoir Auriculaire hésitant,

Effectivement on en revient toujours à nos bonnes vieilles règles de morale, et bien que j'applique ce principe du mieux que je puisse au quotidien, j'avoue avoir un petit plaisir à gentiment donner une leçon à ceux qui me font des choses qu'ils n'aimeraient pas qu'on leur fasse. Oeil pour oeil, dent pour dent est aussi une règle importante et a delà de la vision vengeresse, peut avoir des vertues telles que la prise de conscience et le changement d'attitude chez l'autre personne.
Enfin oui, je pense comme toi qu'il est pire de se mentir à soi-même qu'aux autres, je l'ai d'ailleurs cité dans mon commentaire précédent.

5 Le Dimanche 27 Avr 2008 à 17:24, par Art Vandelay

Excellente métaphore. On appelle cela ausssi le mec/la fille de transition. Par contre, je ne m'imaginai pas le coup du sparadrap. Il me semble que lorsque l'on arrive juste après quelqu'un, on est au courant qu'il/elle était pris puisque qu'il/elle l'a quitté pour nous. Ensuite la théorie du mec/de la fille de transition va de soi. Cela dit, je n'en ai jamais fait l'expérience. Mais j'imagine bien que le sparadrap doit souvent être de sexe féminin... Et que l'infirmière a eu la chance d'avoir fait l'expérience d'une relation franche. Même si la relation n'a pas duré longtemps, elle a été plus enrichissante que d'autres qui ont une durée se comptant en année...

6 Le Dimanche 27 Avr 2008 à 17:25, par Miss Ste Henriette

Merci d'avoir composé cet article...Les relations sparadraps, j'en connais certains qui les pratiquent, qui en abusent mais je m'égare...J'en ai aussi abusé un certain temps avec Mister Planeur pour oublier Mister Frimeur. Mister Planeur était agréable, doux, attentionné envers ma personne et j'avais besoin à ce moment la de "ça" vu que Mister Frimeur m'en avait fait voir de toutes les couleurs...Aujourd'hui, avec le recul j'ai conscience de l'avoir fait souffrir car ce denier s'était attaché à ma petite personne et je l'ai traité comme un vulgaire toutou. Je ne suis ni sparadrap ni infirmière...Il faut d'abord que je me soigne avant de soigner ou panser les blessures de l'autre même si j'avoue vouloir m'orienter vers l'infirmerie sans grand espoir...Mais quelque part, suis-je contre la relation sparadrap si celle-ci est consentie de toute part? Non! Et cette révélation du jour est consternante venant de ma peite personne.

7 Le Lundi 28 Avr 2008 à 02:04, par Lyne Achevez

@Art: oui relation sparadrap ou de transition, c'est bien la même chose. En revanche, je ne suis pas d'accord le fait qu'on sache tout du passé de la personne avec qui on commence une nouvelle relation. Souvent, c'est une personne que l'on ne connait pas beaucoup donc toute l'information qu'on pourra avoir sur elle sera ce qu'il /elle voudra bien nous en dire, ce qui peut-être bien loin de la réalité.
"Mais j'imagine bien que le sparadrap doit souvent être de sexe féminin..." peut-être mais pourrais tu nous expliquer pourquoi tu as ce sentiment?

@MSH: Parmi tes exemples, peut-être penses tu à notre fameux TopBoy? Il est typiquement le genre de gars à passer d'un sparadrap à un autre et ce, sans fin, parce qu'il n'arrive pas à rester seul et souffre bien trop de ne point être aimé ou désiré par une femme. Son cas est toutefois légerement différent, car il a ce que l'on appelle le complexe du casanova, mais ceci pourra faire l'objet d'un prochain article.
C'est bien que tu te rendes comptes que tu as eu des sparadraps, et que tu n'en veuilles plus, mais souhaite faire un travail sur toi-même à la place, c'est un signe de maturité qui ne m'étonne pas de toi. Mais comme tu le dis si bien, si sparadrap il y a des deux cotés, et que deux personnes souhaitent se consoler ensemble, peut-on vraiment les blâmer? Il arrive que des personnes se rapprochent suite à un décès, afin de se consoler puis s'ignorent à nouveau quand le deuil est passé. La fin d'une relation sentimentale est une mort et nécessite un deuil, par conséquent c'est tout à fait applicable ici aussi.
Donc selon moi, la relation infirmier/patient est tout ce qu'il y a de plus normal, pour la simple et bonne raison qu'il n'y a pas de mauvaises intentions, mais que de la volonté de faire faire du bien à soi comme à l'autre, quelque soit le temps que cela dure et en toute sincérité.

8 Le Lundi 28 Avr 2008 à 09:01, par Art Vandelay

"pourrais tu nous expliquer pourquoi tu as ce sentiment?" : déjà, comme je l'ai dit, je n'en ai pas fait l'expérience moi-même donc je ne me suis jamais retrouvé dans la position du sparadrap (une fois j'ai "juste" été utilisé pour rendre un autre gars jaloux...). Ensuite avoir une relation sans prendre en compte les sentiments de l'autre, ce serait plus une tactique de mec pour moi (j'en connai un comme ça...).

9 Le Lundi 28 Avr 2008 à 11:04, par philemon

Enfin notre poétesse des rapports humains est de retour pour de nouvelles réflexions comme nous les aimons. Pis là, pas moyen de se défausser; attaqués bille en tête sur nos petits travers et nos faiblesses (passagères, bien sûr, faudrait voir à pas nous montrer sous un trop mauvais jour) ;)
Alors moi ? Ben j'ai eu des amours qui durent, deux, entrecoupés de deuils comme vous dites, pendant lesquels il m'était impossible d'envisager même une relation d'écriture ou de dialogue avec une autre pêrsonne. MAis j'ai vécu des deuils très proches et nettement plus douloureux qu'une simple rupture sentimentale, parce que là, l'absence est totale et définiive. Mais là aussi, il m'a été impossible de parler, seulement l'écriture a pu me permettre de surmonter ces douleurs
Alors depuis, je me suis "introspecté" comme vous le dites si joliment, et ce billet en est encore l'occasion.
Je ne suis pas trop sparadrap, car je mets beaucoup trop d'affection dans les rapports humains, c'est sans doute là mon côté old school (au fait, où en sont les statuts, de ce club ?). Et comment aimer un sparadrap qui par principe se décolle souvent, et qui parfois, lorsqu'il est posé trop serré, étouffe la plaie en l'empêchant de cicatriser ? Et la meilleure image qui m'est venue dès la lecture du titre de votre post, c'est le Capitaine Haddock, dans je ne sais plus quel Tintin, qiu n'arrive plus à s'en débarrasser, sauf à le refiler à une autre... Non décidément, la vie de sparadrap ne doit pas être rose tous les jours.
En revanche, celle d'infirmier, là j'avoue y être beaucoup plus attaché. Bon, on évacuera rapidement le fantasme de l'infirmière nue sous sa blouse, nous sommes sur un blog de très haute tenue, excusez-moi de m'être laissé aller...
Ce qui m'intéresse dans cette relation, c'est d'une part le côté altruiste, mais aussi totalement réversible de la situation. Autant le sparadrap, quand vous le décollez, ne vous est plus d'aucune utilité, autant l'infirmière peut vous laisser enfiler sa blouse (non, ne fantasmez pas, je vous en prie), et prendre votre place de patient.
Cette réflexion parce que je me suis plutôt retrouvé, lorsque j'étais mal dans ma vie, avec d'autres éclopées de l'âme (c'est à dessein que j'utilise le féminin, je suis pas franchement chambrée de gars), et on a toujours échangé nos rôles au gré de nos humeurs et de nos accès de fièvre. Et j'ai encore aujourd'hui quelques patientes dans mon entourage qui à l'occasion me soignent lorsque j'en ai besoin, sans aucune ambiguité, et en toute amitié et affection.
Bon, bien sûr, il arrive de tomber amoureux de son infirmière, alors qu'elle voit en vous un patient comme un autre, mais dans ce cas, on a toujours une autre infirmière pour soigner les bleus à l'âme provoqués par la première. Compliqué, vous trouvez ? ;) De toute manière, tant que le patient est amoureux de son infirmière, c'est que le traitement n'est pas arrivé à terme. Et pis si j'étais amoureuse d'une infirmière, je préfèrerais sans doute me faire hospitaliser dans un autre service, et garder mon amoureuse en dehors de ça.
Bon, je trouve que c'est aussi décousu que peut l'être un lundi matin, mais les quelques réunions de début de semaine vont me structurer un pe mieux, et je vous promets, si vous le souhaitez, être beaucoup plus percutant, incisif, argumenté lors de nos prochains échanges.
Et quoi de mieux pour illustrer votre article qu'une autre chanson du grand Georges :
"Chez Jeanne, la Jeanne
Son auberge est ouverte aux gens sans feu ni lieu
On pourrait l'appeler l'auberge de Bon Dieu
S'il n'en existait déjà une
La dernière où l'on peut entrer
Sans frapper, sans montrer patte blanche"
Très bonne journée et bonne semaine à vous, et à très bientôt de vous lire.

10 Le Lundi 28 Avr 2008 à 14:34, par Lyne AChevez

Cher philemon,

À chaque fois que je veux répondre à vos commentaires, c'est quasiment un nouvel article que je dois rédiger, ou une lettre, mais bien que cela me prenne un peu de temps, c'est toujours avec grand plaisir.

Je suis ravie que mon blog vous permette de vous introspecter également, c'est toujours plus facile et plus motivant de faire certaines choses à deux, que seul dans son coin. Vos tristes expériences me rapellent le premier décès d'un de mes proches, arrivé il y a quelques mois. J'ai ressenti alors tout l'abrutissement et le vide temporel causé par le deuil, appuyé d'une douleur qui semble-t-il ne partira jamais. Comment accepter la mort, cette horrible séparation brutale et définitive?

Alors j'ai réfléchis, encore et encore, retourné la situation dans tous les sens et en fait bien que cela puisse vous sembler étrange, la mort d'un être aimé m'a fait vivre l'expérience d'amour la plus forte et la plus pure que je n'ai jamais connue. Je ne sais pas s'il y a une vie après la mort, mais maintenant je sais qu'il y toujours un amour, au delà de la vie sur terre.
Je me suis rendue compte qu'une histoire d'amour qui s'achève ici-bas parce que la mort nous sépare est quelquechose de naturel, et de finalement acceptable, car nous sommes tous égaux devant la mort et que la mort en elle-même n'est pas si terrible, ce sont les Hommes qui la rendent laide, en la hatant faute de soins, par des guerres... Quand la vie s'en va, l'amour reste en fait, et j'ai conservé avec lui un lien extrêmement fort qui, j'en suis certaine ne me quittera jamais et rend son départ physque tolérable.

En revanche, lorsqu'une relation sentimentale s'arrête alors que les deux être sont encore vivants mais ne s'aiment plus (l'un ou l'autre ou les deux) ou pire encore, s'aiment mais ne peuvent rien construire ensemble, c'est bien plus traumatisant selon moi. J'ai mis 3 ans à me remettre d'un amour de deux malheureuses années et jusqu'au bout, je ne sais pas si j'ai nettoyé totalement les bas-fond de mon coeur. Accepter la mort biologique est possible, accepter la mort de l'amour est terriblement difficile.

La nature humaine est faite pour aimer, et être aimé, et non pas pour ne plus être aimé. Le retrait de l'amour par la mort n'en est pas vraiment un, car cet amour peut se cristaliser et se continuer sous une différente forme au delà du charnel. Mais le retrait de l'amour sans raison car il n'est plus, point, est bien plus destabilisant. Comment tourner la page quand l'autre vit encore? Que l'on peut le croiser, recevoir des nouvelles et peut-être espérer indéfiniment que si cet amour est parti sans raison, il peut revenir sans raison également... quelle torture languissante qui ne m'attire point.

Tout ce ci pour dire que l'amour est pour moi tout ce que j'ai de plus précieux, et je ne veux plus le partager sans raison, pour risquer de me perdre dans les tourments d'une passion sans queue ni tête. Les morts me font moins peur que les vivants, car leur sentiments ne sont plus, et ils ne peuvent désormais plus changer d'avis. Quelqu'un qui vous a aimé avant de trépasser vous aimera pour l'éternité de sa mort. Quelqu'un qui ne vous aime plus ne vous a sans doute jamais vraiment aimé.

Enfin pour rebondir sur votre commentaire suivant:
"tant que le patient est amoureux de son infirmière, c'est que le traitement n'est pas arrivé à terme. Et pis si j'étais amoureux d'une infirmière, je préfèrerais sans doute me faire hospitaliser dans un autre service, et garder mon amoureuse en dehors de ça."

Vous avez tout à fait raison, le but de la relation infirmier(e)/patient(e) est de repartir de zéro, ou du moins en bon état de marche pour une nouvelle relation. Celle ci peut finalement se nouer avec l'infirmière, on ne sait jamais, mais il est préférable alors que cette dernière quitte l'hopital et suive le patient à son domicile, pour devenir son infirmière particulière à durée indeterminée!

À très bientôt.

11 Le Lundi 28 Avr 2008 à 16:13, par philemon

Quand je parlais de mort vs fin d'un amour, c'est au-delà de la douleur inhérente aux deux situations, pour appuyer sur e fait que dans la fin d'un amour, il y a toujours l'espoir d'un nouveau, comme à la fin d'une nuit le soleil se lève de nouveau.
Mais je suis assez d'accord avec vous, le souvenir est plus pur et plus vivace lorsque l'être aimé disparaît sans espoir de retour. La souffrance du coeur est toujours tempérée par la douceur de l'âme. J'ai perdu deux de mes soeurs, pour une famille "tricotée serrée", comme l'on dit au Québec, ce fut une drame pour nous tous, mais la douleur s'est estompée avec sérénité. Je n'ai d'ailleurs pas gardé de signes tangibles de leur passage parmi nous, pas de photos, pas d'objets, par contre une mémoire vivace et sereine de leur présence.

En revanche, lorsque l'histoire d'amour est terminée, il ne me reste pas la même urgence du souvenir. Mais je suis sans doute un mauvais exemple, car j'ai gardé de mon premier amour des charges d'âmes qu'il me faut bien partager. Donc comme vous dîtes, se croiser et se recroiser est presque mon lot quotidien, enfin pour cette première histoire, mais avec le temps la rancoeur, et les regrets s'estompent.
Pour la deuxième histoire forte, j'avoue que c'est un peu plus compliqué, mais face à l'inéluctable, il faut se faire une raison.

"Tout ce ci pour dire que l'amour est pour moi tout ce que j'ai de plus précieux, et je ne veux plus le partager sans raison, pour risquer de me perdre dans les tourments d'une passion sans queue ni tête." J'avoue que l'on est toujours dans cette disposition d'esprit lorsque l'on s'apprête à aimer, ou que l'on recherche à revivre ce sentiment si profond et si précieux, comme vous le dîtes si bien.

Je suis désolé de vous donner double travail à commenter mes commentaires après avoir écrit de longs articles.Mais dans peu de temps, je serai malheureusement moins présent, pour cause de rénovation sans eau ni électricité, donc peut-être muet.

Au fait, est-ce que dans votre CV à vous, que je n'ai pas encore eu le plaisir d'étudier, figure un diplôme d'infirmière ? ;) Cardans ce cas, je veux bien m'en remettre à vos soins experts, et accepter de troquer la blouse le moment venu ;)

Et pour illustrer une nouvelle fois votre article, voici encore un extrait de Brassens (rassurez-vous, je suis plus éclectique, mais n'ai pas trouvé dans Eicher par exemple encore matière à illustrer vos articles) :
"Toutes les joies, tous les soucis
Des amours qui durent toujours !
On les r'trouve en raccourci
Dans nos p'tits amours d'un jour..."

Sommes-nous vraiment peu de chose face à l'amour... Bonne fin de journée, et prenez soin de vous.

12 Le Lundi 28 Avr 2008 à 18:58, par Lyne Achevez

J'espère ne pas avoir fait un hors sujet... je ne pense pas en fait... au final nous avons encore et toujours parlé de l'amour car c'est bien ça tout l'intérêt du blog. Je risque d'être pas mal occupée également ces prochains jours, ces recherches d'emplois me prennent tant de temps. De plus, mon anniversaire approchant à grands pas et étant encore "jeune", je suis en train de me demander si je ne vais peut-être pas laisser de coté mes introspections et questions existencielles pour un moment, afin de me concentrer sur une belle carrière pour encore quelques années. Mon CV professionel a du succès, le personnel un peu moins et je n'ai pas envie de brader mes bons et loyaux services d'infirmière en freelance, ou d'attendre en vain le médecn en chef idéal. Je vais donc m'en remettre à ma chère providence et lui laisser me guider vers celui qui saura prendre la peine de dépasser mon caractère entêté, pour y découvrir le coeur d'une reine... et le garder!
Bon bricolage en Bretagne, ça promet d'être rock'n roll... je vous envie. Quant à moi je vais me préparer à me glisser bientôt dans une nouvelle peau...laquelle, on verra bien d'ici ces prochaines semaines!

13 Le Mardi 29 Avr 2008 à 11:44, par philemon

Je pense qu'il n'y a jamais de hors sujet quand on parle d'amour ;) Seuls certains esprits chagrins pourraient le penser, mais dans ce cas, on peut aisément les laisser à leurs certitudes.
Par contre, ce qui me chagrine présentement serait de ne plus avoir le plaisir (le bonheur ?) de nos rendez-vous presque quotidiens au travers de votre blog. Eh oui, chère Lyne, en si peu de temps et grâce à quelques mots, quelques pensées fines, quelques traits d'humour parsemés dans vos billets et vos commentaires, vous avez fait de moi un de vos (je n'oserais dire LE) plus fidèle et plus assidu des lecteurs.
Je vous en voudrais terriblement (soyons un peu mâle, tiens !) de me laisser errer comme une âme en peine dans la blogosphère, à la recherche d'un lien ténu que j'aurais tant de mal à renouer après vous... Bon, je suis peut-être excessif, mais face à une entêtée, faut bien ça, non ?
Je vous souhaite de réussir pleinement votre mue professionnelle, mais j’ai appris une chose de la vie, c’est que c’est de l’abondance de tâches que surviennent les meilleures surprises et le plaisir du devoir accompli. D’ailleurs, en ce moment, je suis un peu au point mort pour cause d’élections et d’alternance politique (les projets lancés sont audités par les nouvelles équipes en place avant d’être relancés), et bien, j’erre comme une âme en peine avec l’impression d’une vie mal remplie. Et pourtant, j’ai fait miens les principes de Janebella dans son billet, privilégier la vie privée à la vie professionnelle, car au final, qu’est-ce qui nous fait vivre si ce n’est le regard de l’être aimé, mais jamais celui du collègue de travail. Donc j’ai le travail, ma quête amoureuse complètera idéalement mon désir de vivre.
Mais je comprends qu’étant « jeune », vous souhaitiez encore avancer dans la reconnaissance sociale avant d’assouvir de légitimes ambitions personnelles. Ne vous trompez simplement pas d’objectifs. A ce propos, quel message derrière ce « jeune » ? ;)

Vous êtes bien la première à envier la vie de Robinson que je me promets pour les temps qui viennent. Bon, je vais quand même prendre de quoi rester en contact avec le monde, ne serait-ce pour vous lire ;) Et si l’envie était trop forte, vous savez qu’il y a une ligne régulière de Plymouth à Roscoff, avec une traversée d’un peu plus de 5 heures qui doit laisser le temps de rêver à des jours meilleurs. Et une fois sur place, je vous promets des paysages magnifiques que je me ferai grande joie de vous faire découvrir… Histoire peut-être de remplir quelques lignes de votre CV personnel…

J’ai beaucoup aimé le clin d’œil à Brassens, avec votre interprétation toute personnelle des Sabots d’Hélène.
Je vous en propose une autre :
« C'est une espèce d'étranger,
N'ayant pas l'ombre d'un verger,
Qui fit s'ouvrir, qui étrenna
Ses joli's lèvres incarnat.
C'est une sorte de manant,
Un amoureux du tout-venant
Qui pourra chanter la chanson
Du temps des ceris's en tout' saison »

Je vous souhaite une très bonne journée, et pleine réussite dans vos recherches. Et de grâce, restez-nous encore présente et toujours aussi fine et avisée.
A bientôt ?

14 Le Mardi 29 Avr 2008 à 23:58, par Lyne Achevez

Merci philemon pour vos aimables témoignages, qui me font culpabiliser de vous abandonner, et m'encouragent plutôt à abandonner mon idée saugrenue de la veille. Cela tombe bien car bien qu'hier, j'étais bougonne et mal à l'aise, voilà qu'aujourd'hui je me sens mieux. La raison était que j'ai failli me faire mettre la pression par des chasseurs de tête, pour passer des entretiens au plus vite avec des boites, ou à des postes qui ne me conviennent pas. Après en avoir passé deux cet après midi, un arrangé et un autre que je me suis dégotée toute seule, j'ai compris que je ne voulais plus d'intermédiaire. J'ai un CV assez intéressant et je suis assez « grande » pour trouver un job toute seule sans l'aide de personne, surtout de gens qui ne s'intéressent qu'à la commission qu'ils se feront sur moi, loin derrière mon épanouissement. J'ai envoyé gentiment balader deux d'entre eux aujourd'hui et je me sens soulagée. Je suis libre à nouveau de postuler aux emplois que je veux, libre de choisir les entreprises que je veux approcher. Même si cela sera plus long pour trouver un emploi, je m'en fiche car une fois de plus, toutes les bonne choses prennent du temps. Comme en amour, je suis exigeante professionnellement et sais ce que je veux, donc pas d'entourloupe !

« Jeune » est un bien grand mot, j'entame demain ma dernière ligne droite avant la trentaine, incroyable, mais vrai. Je m'étais promis avant cette limite d'avoir acquis assez d'expérience dans un domaine pour travailler à un poste intéressant et rémunéré correctement aux 4/5. Le problème, c'est que comme je vais changer d'entreprise je dois tout recommencer à zéro et ça prendra encore au moins deux ans avant d'envisager cette possibilité, donc je ne sais pas si je vais avoir la patience.

C'est en effet maintenant que je veux prendre le temps de me cultiver et de rattraper toutes ces lectures que je n'ai pas faîtes, tous ces musées que je n'ai pas visités, écouter toutes ces musiques dont je n'ai qu?entendu parler, d'avoir enfin ce temps qui me manque tant.

Toutefois, si je travaille « à fond » pendant deux ans, je pourrais monter un capital qui me permettrait peut-être d'acheter même un tout petit chez moi, car ça c'est une des priorités. Mais en même temps, vu mon train de vie actuel, je ne suis pas sûre d'avoir besoin d'un méga salaire. Je me fiche totalement de la mode, des voitures et accessoires technologiques divers, peut-être parce que je suis old school. Je n'ai pas envie de posséder grand-chose, sauf un toit et le maximum de mon temps. À coté de ça, je peux partir en vacances en camping sauvage, ou en roulotte ça m'est bien égal, les club med me désespérant. Donc oui, votre aventure Robinson Crusoé me donne envie car elle me rappelle nos voyages chez grand-mère au fin fond de la campagne, où l'on vivait au rythme du soleil, allait au puits et allumait à l'aide de buches, le poêle central qui servait de chauffage, de gazinière et de four ! Ça c'était de l'économie d'énergie et du développement durable n'est-ce pas?

Donc voilà un nouveau chapitre de mon introspection qui se clôt, avec un peu de chance il va m'aider à orienter mes recherches d'emploi afin de rester à peu près libre et m'épanouir dans le futur. Je pense que je vais encore y réfléchir au fil des semaines qui suivent et vais espérer que ma chère providence me montre le signe que j'attends, pour me lancer en toute confiance dans ma prochaine aventure !

Oulah, mais je viens de me rendre compte que je n'ai pas parlé une seule fois d'amour ou de sparadrap dans ce post! C'est grave docteur? ;)

15 Le Mercredi 30 Avr 2008 à 11:34, par philemon

Me vient en tout premier lieu une autre des chansons de Georges, qui qualifie je pense très bien ce que vous êtes :

« Tout est bon chez elle, y a rien à jeter,
Sur l’île déserte il faut tout emporter ».

Comme vous, je me suis souvent senti décalé dans mes univers professionnels, lorsque je revendiquais le plaisir de dormir n’importe où, de me lever dans des maisons où les seaux avaient gelé, de trimballer des stères et des stères de bois (le bois chauffe 4 fois, quand on le coupe, quand on l’empile, quand on le rentre dans la maison, quand on l’enfourne dans le poêle…), de passer des moments radieux dans des maisons sans eau autre qu’au lavoir à l’extérieur, à la lueur des bougies, à veiller devant la cheminée…

Dites voir, vous feriez une parfaite Robinsonne, vous, je me trompe ? Véritable épicurienne, au sens premier du terme, celle qui ne se met jamais en situation de regretter de ne plus avoir. Le jour où vous en avez marre de faire carrière, je vous invite volontiers à un stage survie dans ma campagne bretonne, ou si vous préférez quelque chaleur, dans mes montagnes cévenoles, deux pays qui se méritent, aux hommes durs et sensibles, droits et serviables.
Et je n’oublie pas que vous êtes plutôt de chair et de sang, « de relief et de mouvement », avez-vous dit il y a quelques temps. Donc je pense que vous devez être de très agréable compagnie pour participer à la vie sur l’île, et y prendre votre part de tâches partagées.

Je me suis trouvé dans cette situation de devoir arbitrer entre mes désirs de reconnaissance professionnelle et le maintien d’une qualité de vie privée. J’ai moi aussi toujours laissé la place à la providence, un comportement très protestant, vous savez ? Je vous approuve lorsque vous souhaitez prendre en main votre destinée plutôt que de la confier à quelque marchand de CV, après tout, c’est quand même vous qui savez le mieux ce que vous valez, ce que vous savez faire, de quelle manière vous voulez évoluer et dans quel cadre vous souhaitez avancer. Le tri sera alors vite fait et le choix plus limpide.

Et l’amour dans tout ça ? Ben en ce moment, plutôt que de jouer à l’infirmier/patient, ne serions nous pas plutôt dans une relation de coach/athlète ? Pas très éloignée toutefois du sujet originel de votre post. Après tout, il y a bien une relation quasi conjugale de confiance et de presque soumission sereine et consentie à s’en remettre à un coach (encore que je n’ai pas cette prétention, loin de là…) ;) Et puis la recherche d’un nouveau job aboutit bien à terme à un pseudo-mariage entre vous et votre nouveau poste, même si les liens peuvent se relâcher, ce que je ne vous souhaite pas.

Si je vous lis bien, c’est donc aujourd’hui même qu’il faut vous souhaiter un très bon anniversaire, que j’espère vous aller fêter entourée des êtres qui vous sont chers, ou simplement en pensées, comme je le fais moi-même. Donc longue vie parmi nous, soyez heureuse et prenez le temps de prendre soin de vous.
Tenez, en cette occasion, je me permets de vous embrasser. Et si j’avais moyen d’y ajouter des fleurs, ce serait avec grand plaisir, mais votre blog n’accepte pas encore les photos, dommage.
A très bientôt.

16 Le Mercredi 30 Avr 2008 à 19:31, par Lyne Achevez

Au delà des phrases habilement tournées et des mots précisement choisis, faisant de vos commentaires des caresses à mes yeux, voilà votre personnalité qui m'intrigue à présent cher philemon. Tant de points communs finiraient par rendre notre compatibilité un peu louche...

Je n'aurais en effet jamais pensé qu'il existe un autre homme, semblable à mon bon pote Fix, avec lequel je suis partie à l'aventure au Lake District, avec pour seule précaution une tente à planter en bord de route. Un moment innoubliable, c'est si rare les vrais routards...

J'aime beaucoup votre vision du bois qui chauffe quatre fois, c'est tellement ça, même si je ne l'ai pas expérimenté moi-même. Non moi j'ai plutôt passé les après midi chauds d'un mois d'août à cueillir des mûres sauvages d'un énorme buisson que j'avais découvert derrière notre terril. J'en ai ramené des seaux, taché et griffé le bout de mes doigts, mais le bonheur de préparer d'abord les confitures et liqueurs, puis enfin de les déguster en famille ou entre amis était hors de prix.
.
Merci de m'honorer du statut de véritable épicurienne, et de m'inviter dans ces lieux très mérités... je ne sais plus où me mettre, alors je vais vous avouer une petite faiblesse... je suis un petit peu fénéante quand même, avec mon coté un peu princesse du à un père qui m'a tellement aimé, mais je lui rendais bien quelques services quand même. Il avait toujours sa tasse de café bien chaude qui l'attendait dans la cuisine quand il la commandait, ses vettements repassés et bien pliés (uniquement en temps orageux avec ma mère) mais aussi et surtout le rangement méticuleux de toute la maison. Pour le reste j'étais uniquement l'assistante de ma mère (cuisine...). Ah si, j'aimais bien jardiner aussi avec lui et peindre les clotures du jardin. Au final j'ai quelques mérites tout de même! ;)

Pas mal l'idée du coach, j'aime assez le coté de se tirer vers le haut dans un couple. Malheuresement, Je dois écourter à présent la rédaction de mon commentaire car je dois me rendre à ma soirée d'anniversaire.
Au fait merci pour votre baiser et vos fleurs virtuelles, qui me font très plaisir. Demain, je vais essayer de trouver mon petit plaisir de chaque lendemain d'anniversaire, un brin de muguet! Enfant il m'était apporté au lit à mon réveil ou présent sur la table de la cuisine à coté de croissants chauds. Adulte et à Londres je n'en ai jamais trouvé... souhaitez moi bonne chance!

À bientôt

17 Le Jeudi 1 Mai 2008 à 11:58, par philemon

J’espère que vous avez été très largement fêtée hier soir, et que la reprise ce matin n’a pas été trop difficile. Car je crois savoir le 1er mai n’est pas chômé en Angleterre.
Je ne sais si votre quête a été couronnée de succès, et puisque vous semblez sensible aux traditions de votre enfance, je vous offre le bouquet de muguet www.bebloom.com/opespe/ma...
et les croissants
www.frenchfriends.info/ga...

J’espère que cela n’arrive pas trop tard, mais j’ai pris quelques libertés avec mon lever aujourd’hui.
Voilà j’espère pour vous prouver que si je suis un homme de Cro-Magnon, je sais goûter aussi aux plaisirs de la vie, donc votre côté fainéante ma va assez. De toute manière, le côté Cendrillon trimant et suant, je l’assume totalement, je suis par nécessité devenu expert en tâches ménagères ;)
Non, quand je parlais partager les tâches, c’est plutôt de compagnie agréable dont je parlais. Le plaisir de travailler sous le regard bienveillant d’une personne, qui plus est d’une compagnie agréable, voilà un moment de grande plénitude.

Pourquoi imaginer que notre compatibilité serait louche ? J’ai simplement été élevé dans un milieu un peu old school, famille nombreuse donc obligé de faire attention à l’espace de liberté de chacun, puis collectivité chez les scouts (ce qui m’intéressait était la vie au grand air et les activités manuelles plus que l’amitié virile), puis ensuite cette maison cévenole, sans eau, ni route, ni électricité… Voilà pourquoi je me sens tout aussi bien dans une tente au fin fond d’une campagne, ou alors dans les draps de soie du Relais et Châteaux. Car les princesses ont droit parfois à un écrin à la hauteur de leur charme, non ?

Que la chance et le bonheur soient avec vous pour cette nouvelle année de tous les changements.

18 Le Jeudi 1 Mai 2008 à 16:46, par Lyne Achevez

philemon, c’est adorable toutes ces cyber-attentions, et elles sont arrivées à temps, je vous rassure, car lendemain d’anniversaire oblige, j’ai bien sûr prévu la grasse mâtinée.
À la vue de ce magnifique bouquet, j’ai senti mon visage s’avancer doucement vers l’écran, comme pour en sentir le doux parfum, mais je me suis rendue compte du grotesque de mon reflexe à temps!
Je me serais contentée d’un simple brin, mais le bouquet que vous m’avez offert est vraiment ravissant, je dois reconnaître que vous avez très bon goût… et ce petit croissant bien que virtuel lui aussi, m’a ouvert l’appétit. Donc mille merci!

Je suis ravie d’entendre que mon coté flâneur ne vous dérange point. En ce qui concerne le côté bienveillant, je crois que je sais faire, plus encore : j’aime faire. J’ai passé le plus clair de mon enfance avec mon père, à l’encourager et à le féliciter pour tout ce qu’il faisait pour moi, c’est peut-être pour cela qu’il en a fait tant. Lorsqu’il me construisait un petit chalet dans notre jardin par exemple, j’étais toujours là avec lui et lui tendais les outils, courrais dans la cuisine pour lui ramener un jus de fruit ou préparer un bon café, lui donnait un bisou de temps à autre, mais n’hésitait pas à lui faire remarquer, bien que délicatement, si le moindre clou était mal enfoncé !

Je suis désolée pour ma remarque, un peu louche ! J’ai un coté un peu parano des fois et quand tout va bien, je me dis qu’il y a peut-être un vice caché, mais peut-être devrais-je juste me fier à mes chères intuition et providence, et ne pas me poser trop de questions… j’ai justement rédigé ce matin un nouvel article sur lequel je pense que vous pourrez apporter des commentaires pertinents… au fait quand quittez vous exactement la civilisation ? C’est pour commencer à me préparer à notre cyber-séparation ;)

Enfin oui, comme vous je partage les plaisirs variés du drap de soie ou du sac de couchage, mais le meilleur des écrins que je puisse espérer, celui que j’aime tant sentir se refermer sur moi, sont les bras d’un homme qui m’entoure de sa force et de sa tendresse à la fois.

Auriez cela en stock? ;)

19 Le Jeudi 1 Mai 2008 à 20:17, par philemon

Je vous imagine parfaitement en petite fourmi laborieuse surveillant les travaux et accompagnant avec bienveillance votre père dans ses tâches ;)
J’ai moi-même eu des partages de ce type avec les miens, et c’est de cette manière qu’on transmet les valeurs et le respect de l’engagement.
Je n’ai en revanche pas eu la chance de découvrir les arts manuels avec mon propre père, mais les intellectuels font souvent de piètres manuels. Alors je me suis fait moi-même, et aujourd’hui, après avoir longuement réparé et construit mes violons, je continue à travailler de mes mains et de ma tête. Et je dois vous dire qu’avec moi, vous n’auriez pas à me faire remarquer si le clou est mal enfoncé, je dois être assez maniaque, on dira précis dans les gestes.
Bientôt, j’espère pouvoir mettre en chantier mon canot, et là, pas de clous, seulement des rivets de cuivre.

Je ne pense pas qu’il y ait de cyber-séparation, sauf de votre fait, je prends toujours très grande joie et grand plaisir à nos échanges. Mon patron, qu’il soit donc béni (c’est bien la première fois), a accédé il y a quelque temps déjà à notre demande d’acquisition de clés USB nous permettant d’accéder à Internet où que nous nous trouvions. Donc si tant est que je trouve un peu de courant pour recharger mon portable, je continuerai à vous lire et vous répondre. Ce sera un moment de détente sans aucun doute très apprécié de ma part.

Pis le moment venu, vous aurez sans doute droit comme tous les gens que j’aime à quelques vues insolites de cette belle région.

Quand à votre dernière question, ben je dois vous avouer que je cherche également "exactement la même chose, mais tout juste le contraire", comme dirait mon père, c'est-à-dire des bras à la mesure de ma force et de ma tendresse.
Je suis assez ému et troublé par la petite fille que vous étiez, et la manière dont vous vous racontez. Alors que dire de la jeune femme ?
Mais chut, on est lu par toute la blogosphère…;)

Prenez soin de vous, ma chère Lyne, et je suis heureux que le petit bouquet ait contribué à vous donner le sourire à votre lever.

20 Le Vendredi 2 Mai 2008 à 01:43, par Lyne Achevez

Je ne suis pas très manuelle non plus, pourtant j'aimerai le devenir un peu plus. Il y a pas mal d'activités qui sont sur ma liste d'attente et qui risquent d'attendre encore un petit bout de temps, dont la confection par exemple. La mode m'exaspère tellement que j'aurais envie d'apporter sur chaque vettement ma touche personnelle voir le faire carrément moi-même.
Je vois que je projet du canot n'est pas tombé à l'eau ;) à la bonne heure...
Bonne nouvelle aussi que vous ne disparaitrez pas totalement de la blogosphère, j'avoue avoir pris goût à attendre vos messages également... et peut-être prochainement vos belles photos :)

Enfin que dire de la jeune femme? Qu'elle est toujours cette enfant quelque part, parfois un peu garçon manqué, parfois petite fille sage, et parfois autre chose. Je suis assez inconstante et changeante, avec tout de même un trame de fond immuable, et seule ma famille me connaît dans l'intégralité de mes facettes. En fait, je n'ai rien de bien secrêt à révéler sur la femme que je suis . Je pense être faite de chair et de sang, comme toutes les autres, j'aime assez vite, et indéfiniment, jusqu'à ce qu'on me déçoive, en général ça ne prend pas plus de deux fois, et après je tourne définitivement la page, même si je ne suis pas rancunière. Et surtout, je ne suis que très rarement tombée amoureuse, alors que c'est tout ce que je souhaite le plus depuis toujours... patience patience, tout vient à point qui sait attendre et vu ce que j'ai attendu, ça va forcément être un coup de foudre exceptionnel!!

21 Le Dimanche 4 Mai 2008 à 17:05, par Fauve

Bonjour Lyne !
Je suis heureuse que tu aies apprécié mon blog, et je viens à mon tour sur le tien que je trouve passionnant, merci de me l'avoir proposé !
En effet, le sparadrap, ou comme je l'appelle, l'hansaplast, du nom des fameux pansements dont la publicité est récurante, est en effet une réalité dans beaucoup de relations. Cette méthode curative m'a été vivement recommandée par ma cousine Julie suite à ma première rupture avec mon ex Maxime, qui comme tu as pu le constater, hante encore mes rêves. A vrai dire, pour Benjamin, l'homme avec qui je passe mon temps libre, (puis-je parle de petit ami dans ces conditions ?) est mon sparadrap, je ne me le cache pas bien entendu, ce serait me bander les yeux... Le soucis c'est qu'il tombe amoureux de moi et que je ne ressens absolument aucun sentiment amoureux pour lui... Alors attitude égoïste ? Vengeance contre le sexe opposé ? Je ne pourrai pas dire exactement à quoi s'apparente ce phénomène, je sais simplement que pour le moment c'est exactement ce dont j'ai besoin, et qu'il sait très bien combler ce manque affectif et sexuel que j'ai depuis ma rupture. La question est de savoir combien de temps ce genre de relation à sens unique peut durer... Et si l'homme est compréhensif comme c'est le cas pour moi, combien de temps acceptera-t-il d'être un simple pansement alors qu'il aurait tout loisir de jouer les docteurs pour de vrai avec une autre femme qui n'a pas besoin de sparadrap mais d'une relation, une vraie. Tout cela est très compliqué, il faut savoir doser, tempérer, ne pas abuser, et surtout éviter de faire du mal, parce qu'il est toujours désagréable pour une personne normale de voir un proche souffrir, d'autant plus lorsque l'on est responsable de cette souffrance.

Du reste, merci Lyne pour tes commentaires, ça fait du bien de lire quelqu'un qui ne considère pas la femme comme un simple objet mais comme une personne à part entière, et surtout comme l'égale de l'homme en tous points. Notre éducation est tellement machiste que je désespère de voir un jour tout le monde penser de la sorte.

L'age importe peu, bien souvent je rencontre des personne très matures à 18 ans et d'autres complètement irresponsables à 40... Mais je me félicite de paraître ainsi dans mes écrits ! Ce n'est pas toujours simple d'exprimer ses sentiments par écrits, je fais du mieux que je peux, et quand je lis des textes comme les tien, je me dis que j'ai encore du chemin à faire avant de réussir à m'exprimer correctement !

Vivement la sortie du film !

En attendant je vais parcourir ton blog...

A bientot !

22 Le Vendredi 9 Mai 2008 à 23:13, par Opale

Merci Lyne pour ton article éclairant. Je comprends mieux ... ai-je été un bon sparadrap ? En tous cas, j'ai été dans de drôles de draps ! C'est toujours désagréable d'être jeté quand on ne sert plus .. tel un kleenex.Sparadrap c'est déjà mieux que kleenex. En fait, je pensais être bien plus qu'un sparadrap ... je voulais m'attacher et devenir un steri-strip, ça accroche mieux !

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