Pas de sexe in the City - Saison 2

Dessine moi un circuit électrique

Pour faire suite à mon article sur la Libido selon Lyne, je vous propose de jouer à découvrir le circuit électrique qui fait s'allumer mon lustre amoureux…

 

Vous souvenez vous de nos cours de physique au collège où l’on apprenait les bases de l’électricité, et dessinait des circuits électriques avec des interrupteurs, des ampoules, des résistances ? Et bien figurez vous qu’hier, je me suis rendue compte que ma libido dépendait d’un peu plus que d’un seul interrupteur et qu’en fait, c’est un circuit électrique un peu plus complexe qui mène à allumer mon corps de la chaleur d'un amour ardent.

Donc comme j’ai quitté le milieu scientifique depuis belle lurette, je compte sur vous messieurs pour m’éclairer sur ce sujet. Je me propose donc de vous donner l’énoncé de l’exercice et celui qui arrivera à me dessiner mon circuit électrique se verra l’honneur d’avoir son shéma affiché sur ce blog.

Alors d’abord je tiens à préciser l’environnement de l’exercice : j’assume complètement mes cotés masculins et féminins, surtout celui un peu garçon manqué, mais je tiens à confirmer que mon circuit électrique fonctionne exclusivement sous la loi d’Homme (U=Ri) ou la tension à ses bornes dépend de l’intensité qui me traverse face à votre résistance, messieurs.

Pour le moment, mon circuit est de type ouvert puisque aucune électricité n’y passe, mais une fois que les éléments seront mis en place correctement et l'ensemble des interupteurs activés, toutes les ampoules devraient s’allumer.

 

J’ai identifié trois types d’interrupteurs dans mon circuit, qui peuvent prendre jusqu’à 8 combinaisons différentes entre l’état ouvert et fermé (attention rappelez vous pour que la lampe s’allume au complet tous les interrupteurs doivent être fermés) :

 

1)       O ; O ; O : circuit ouvert, aucune électricité ne passe, c’est clairement les gens qui ne m’intéressent pas et que je n’aime pas

2)       O ; O ; F : une première ampoule s’allume, celle de la connaissance, je rencontre quelqu’un qui m’a l’air sympathique à première vu et que j’aimerais connaître d’avantage et revoir à l’occasion. Aucun besoin particulier de garder un contact direct. C’est une connaissance agréable. À noter qu’à ce stade je peux embrasser un type s’il me plaît vraiment physiquement et que j’ai un verre dans le nez.

3)     O ; F ; O : deux ampoules s’allument, c’est une connaissance que je vois de temps à autre car nous avons certains points en communs et apprécions partager des moments et un certain type d'activités ensemble. Il y a envie des deux cotés de garder contact direct afin de se revoir en dehors d’un groupe de gens en particulier. C’est une connaissance sympathique. À noter qu’à ce stade je peux embrasser un type et me coller un peu à lui s’il me plaît physiquement et que j’ai un verre dans le nez.

4)       F ; O ; O : trois ampoules s’allument, c’est une personne que je vois assez souvent et que j’aime assez bien car nous avons pas mal de points en communs et passons de bons moments ensemble. Je peux commencer à être tactile en lui prenant son bras, en posant ma main sur son épaule et par conséquent, s’il me plaît physiquement, l’embrasser ou me coller à lui sans forcément un verre dans le nez. C’est un bon pote.

5)      O ; F ; F : quatre ampoules s’allument, c’est celle du début de l’amitié. Une relation qui prend plus ou moins du temps à s’installer, ça dépend, mais où je ressens une affection et une complicité particulière avec la personne. On s'entends comme cul et chemise et on ne voit pas le temps passer ensemble. Avec lui, je ne fais pas trop attention aux verres que je m'enfile car je lui fais confiance et sais qu'au pire il me ramènera gentiment chez moi ou on finira chez lui en co-lit-cation. Je commence à me soucier pour le bien de la personne, et potentiellement, je deviens aussi plus tactile en lui faisant aussi des bisous, des massages, des papouilles…même s’il ne me plaît pas physiquement des masses.  En général avec lui pas de disputes, on est toujours sur la même longueur d'onde, sinon, on ne se voit que quand on sent qu'on a les même "vibes"

C’est le très bon pote ou la copine à pine**

6)     F ; O ; F : cinq ampoules s’allument, et un choix rapide s’impose car je commence à développer une admiration certaine pour la personne, accompagné d’un certain respect. À ce niveau, la relation arrive à une fourche, ou elle sera asexuée (voir 7) ou elle sera séxuée (voir 8). L’admiration est en effet la condition sinéquanone pour envisager une relation amoureuse sérieuse ou une amitié véritable. Dans tous les cas, je souhaite fortement rester en contact avec la personne mais je n’accepte pas tout pour autant car je suis encore en terrain inconnu et potentiellement dangeureux. C’est un période d’évaluation importante qui commence et qui pourra au moindre faux pas, faire redescendre irréversiblement le type au niveau de copine à pine voire moins, ou le hisser à la place d’ami ou de VH***. Jusqu’ici je peux être déçue et blessée mais après quelques temps assez courts, je m’en remets. Je pardonne car je ne suis pas rancunière, mais je n’oublie pas.

Je commence à être attentive à sa masculinité et à analyser s’il pourrait potentiellement allumer la dernière ampoule. J’évite d’avoir plus d'un verre dans le nez en sa présence afin de ne pas biaiser mon jugement ou de me mettre dans une situation délicate qui pourrait me discréditer à ses yeux. C’est un dossier ouvert

7)     F ; F ; O : six ampoules s’allument, j’aime la personne de tout mon cœur et elle devient un ami inconditionnel. Je suis totalement moi avec la personne qui connaît très bien la plupart de mes facettes surtout les pires, comme la fofolle ou le garçon manqué et cela ne me dérange pas car la relation est asexuée. La relation de confiance est totale, et même si je suis déçue et que j’en souffre terriblement je pardonne et j’essaye de comprendre pourquoi cette personne a agit de la sorte. Je fais mon maximum d'efforts pour conserver notre relation. Je conseille la personne pour son bien autant que je le peux et suis toujours disponible pour elle. On ne se juge pas, on s’écoute et on s’entraide. Qu’on ait dix verres dans le nez ou pas, on est toujours contents d’être ensemble. Ce sont mes amis et ma famille.

8)       F ; F ; F : les sept ampoules s’allument, le lustre s’illumine en totalité et diffuse une lumière harmonieuse et resplendissante. J’aime la personne inconditionnellement et en plus, la quantité de chaleur dégagée par toutes ces lumières simultanément provoque en moi de drôles de sensations… je désire cet homme, qui me désire mais surtout m’aime aussi. Un avenir commun peut se dessiner devant nous, vers une même direction, main dans la main. Je me sens femme auprès de cet homme auquel je peux m’abandonner et laisser éclore toute ma féminité dans ses bras. La proximité de son corps fait automatiquement balancer en moi les cotés comme celui du garçon manqué, vers celui de la femme accomplie. Je sais qu’il ressent la même chose de son coté et notre relation est sereine, sans aucune jalousie ou passion destructrice. J’arrête toute co-lit-cation qui ne soit pas asexuée dans les deux sens, et n’ai même plus envie d’embrasser qui que ce soit d'autre, même avec x verres dans le nez, où je pense alors terriblement à lui. Nous aimons être ensemble, savons nous séparer pour mieux nous retrouver. Nous avons nos points communs, surtout les même valeurs, et nos différences bien heureusement afin de s’apporter toujours de nouvelles choses l’un à l’autre, dans notre parfaite complémentarité. Les disputes sont quelque chose que nous évitons car nous privilégions la discussion. La franchise est tempérée par la délicatesse et motivée par la volonté commune de s’améliorer ensemble. J’ai l’impression que je pourrais écrire encore des lignes et des lignes pour vous décrire le VH***, mais je préfère m’arrêter là pour ne pas trop l’idéaliser !

 

Travailler l’énoncé de mon circuit électrique m’a aidé à préciser les différences que j’attends des personnes de mon entourage, quel que soit leur sexe d'ailleurs, que je pourrais affiner à l’avenir mais je crois que l’essentiel est là. C'est une bonne grille de départ en tout cas!

Enfin pour une meilleure compréhension des catégories d’hommes, voici le glossaire de cet article :
 

* co-lit-cation : concept similaire à la colocation où au lieu de partager un seul et même appartement pour vivre, on partage un seul et même lit pour dormir. La co-lit-cation est dénuée de toute sexualité et peut sous certaines circonstances être un terrain de tendresse et d’affection partagées.

** La copine à pine et l’équivalent masculin du copain à vagin, son homologue féminin. La copine à pine est probablement ce que les hommes détestent le plus être : des amis, certes très proche, mais c’est tout. La copine à pine a comme son nom l’indique, une pine, mais on la considère comme une copine. C’est pour cela qu’on s’entend super bien avec, mais pour rien au monde on aurait envie de lui.

Pour info, le copain a vagin est une copine rigolote avec laquelle on rigole autant qu’avec les mecs (car c’est vrai que les filles sont souvent moins rigolotes que les garçons)

*** Le VH, ou Vrai Homme, un vaste débat… un concept très difficile à définir. Une ébauche d'article à son sujet se trouve ici dans ce blog.

 

Voilà, alors maintenant que vous savez tout de mes préférences et exigences en luminaires, à vos crayons!

 

Vos commentaires

1 Le Dimanche 4 Mai 2008 à 14:10, par philemon

Je ne me doutais pas être face à la fée électricité. A ce propos, très belle fresque au Palais de Chaillot, de Raoul Dufy. A ce propos (bis), à quand la Piscine de Roubaix, surtout si d’ici là j’accède au niveau au moins 4 ou 5 ;)

J’aime beaucoup le côté tactile dans une relation même amicale, mais peu de jeunes femmes n’y trouvent pas matière à s’offusquer.

Bon, votre article parfaitement documenté m’est apparu vers les 5 heures du matin, mais après une lecture rapide, il m’a semblé nécessaire que je me rendorme un peu avant de penser à vous répondre ;)
Et puis je me vois mal justifier une consultation auprès de mon frère à ce sujet ;)

Donc, même si je souhaite un jour accéder à un niveau respectable dans votre échelle amoureuse (ou amicale), je vais laisser jouer l’intuition plutôt que de poser les équations qui me permettraient d’accéder au sommet du donjon, sans en abaisser ensuite le pont-levis pour vous y enfermer.
Et puis, moi qui passe ma vie professionnelle à essayer de simplifier les scénarios pour en permettre un parfaite compréhension, vous me mettez là face à 8 niveaux, vous ne nous facilitez pas le travail.

Je pense qu’il va me falloir au moins mes vacances pour comprendre à tête reposée comment allumer tous les interrupteurs, car vous avez bien compris qu’en tant que chevalier berbère ou prince andalou (je vous laisse toujours le choix), seul le niveau F-F-F m’agrée, j’aime les grandes orgues et les lustres majestueux. C’est d’ailleurs l’occasion d’un souvenir d’enfance que je vous raconterai dès que nous en serons rendus au moins au niveau F-O-F.
Et pas besoin d’un verre dans le nez pour approcher nos mains, je suis plutôt sensible au sourire et l’œil brillant. Et pour une princesse andalouse, plutôt un thé Empereur Cheng-Nun de chez Mariages Frères, dans des jolies tasses en porcelaine blanche dans un salon de thé délicieusement old school, entourés de fragiles mamies qui nous couveraient du regard ;)

Bon, je penserai bien sûr à ce billet lorsque je vais me retrouver demain dans ma maison sans électricité, car j’aurais sans doute besoin d’une présence lumineuse pour m’aider à accomplir les nombreuses tâches qui m’attendent.
D’ici là, je vous souhaite une bonne après-midi, jambes nues au soleil ? Qu’il illumine votre sourire.

lehavretsaregion.canalblo...

A bientôt

2 Le Dimanche 4 Mai 2008 à 17:07, par auriculaire hésitant

bonjour lyne,
au fond, toute âme humaine est cela: une fragile lumière en marche vers quelque abri divin, qu'elle imagine, cherche et ne voit pas (André Maurois). Je trouve que c' est une tres belle citation qui résume bien mon état d'ésprit !! :-) alors pour le shéma élèctrique je vais laissé ça aux autres lecteurs.

3 Le Dimanche 4 Mai 2008 à 17:22, par LyneAchevez

Vous êtes donc de cette France qui se lève tôt vous ! L'oiseau de nuit que je suis a compris il y a déjà quelques années que mon avenir ne serait probablement pas dans ce pays, avant même que notre cher président ne nous rappelle qu'il faut être matinal pour réussir. Une des raisons pour lesquels j'ai tenu à faire des études aussi poussées que possible, était pour avoir un travail où je pourrais me lever tard. Les levés avant 7h, brumeux, humides et surtout sombres de l’Artois m’ont fait jurer de trouver une solution où je pourrais chaque matin me lever avec le soleil, ou même un peu après ;)
En Angleterre, déjà on gagne une heure par rapport à la France, donc quand je viens au bureau à 9h, c’est comme si je venais à 10h en France et ça change tout, surtout en hivers. Ensuite, ici j’ai l’opportunité de travailler à l’international donc couvrant aussi les Etats-Unis, je reste un peu plus tard et donc me permet d’arriver jusqu’à 10h le matin des fois en cas de soirée tardive la veille ou juste pour cause de flemme. Et c’est parfait car quand je sors à 19h30 ou 20h du bureau, étant en centre ville, je vais directement au pub ou au resto rejoindre mes amis.

Alors concernant mon schéma, je ne suis pas sure que l’on puisse dire qu’il y a 8 étages, mais plutôt 8 statuts car pour atteindre les dernier, il n’est pas nécessaire de passer par tous les précédents. Par exemple la copine a pine a très peu de chance voire aucune, d’accéder au niveau 8 et très peu de mes amis sont passés par le statut dossier ouvert. Toutefois, il nécessite une construction de complicité et de confiance qui prend certainement quelque temps. Mais cette classification je vais devoir la revoir car depuis hier je pense déjà à certaines modifications. Toutefois le circuit sera le même, avec 7 ampoules à faire briller afin d’illuminer mon lustre amoureux, mais ne dérangez pas votre frère pour de telles futilités, ce n’est qu’un jeu après tout et l’important, c’est de participer, n’est-ce pas ? De plus, ici pas de joker, donc ce n’est pas comme à comment gagner des millions, on ne peut pas appeler un ami, en Australie ou ailleurs !

Je me sens un peu soulagée d’avoir écrit autant ces dernières semaines. J’ai l’impression que ma réflexion personnelle a bien avancé, et que je me suis acceptée plus moi-même. En effet, je me suis rendue compte que je ne suis que le fruit de mon enfance auquel je ne pourrai probablement pas y changer grand-chose mais après tout, pourquoi changer ces choses qui me rendent heureuse ? Car au final, le peu de choses qui me rendent malheureuse sont plutôt les mauvaises personnes dont je m’entoure. Et à force, je me sens trop différente et inadaptée à la société alors que si je m’entourais de gens qui me ressemblent un minimum, certes je perdrais en variété et c’est dommage, mais peut-être gagnerais-je en qualité. La solution tiendrait peut-être tout simplement à arrêter les visites en masse de la Citadellyne, même du rez de chaussée ? Le pont levis sera toujours baissé mais les gardes à l’entrée poseront plus de questions avant de laisser entrer les visiteurs et ce, autant du point de vue amical que sentimental.

J’aimerai toujours dormir n’importe où, que ce soit dans une roulotte ou un relais château et je ne pourrais jamais faire ma vie avec un type qui n’aime pas les vieilles pierres et préfère une maison de lotissement bien propre et aux normes dans une ville nouvelle. Donc si les gardes repèrent un type dans le genre, ils lui diront direct d’aller visiter une maison castor plutôt que ma citadelle.

Le problème c’est qu’un type qui aime les maisons castors, peut être un type très sympa qui pourrait être un ami, alors si je ne laisse pas entrer la citadelle, je risque de passer à coté d’une rencontre intéressante. D’un autre côté, si je le laisse rentrer, me connaissant, et aimant aimer les gens, pour peu que je l’admire un peu et sent qu’il serait un type bien et aimant, je pourrais lui donner la clé du donjon. Sauf que voilà, une fois amoureuse je devrais quitter la citadelle pour finir ma vie dans une maison castor, et ça, ça me rendra certainement malheureuse. Et je sais car ça m’est arrivé, il y a très longtemps.

Sans entrer dans les détails, je pense que mon problème c’est que je fais toujours trop de compromis au nom de l’amour. Pour moi, j’ai encore cette vision de si on s’aime tout est possible alors qu’en fait non, ce n’est pas comme ça que ça marche. Si, avec les amis, on peut les aimer de tout notre cœur et être complètement différents par ce que les amis, on ne les voit que de temps à autre et on ne construit rien avec eux. Mais avec l’homme de sa vie il faut être vraiment sur la même longueur d’onde sur tout, vraiment tout. Et peut-être que cela me fait peur, parce que je n’ai jusqu’à ce jour jamais rencontré quelqu’un qui pense comme moi. J’ai eu des amitiés fusionnelles étant plus jeune avec des amies filles, et nous nous disions sans cesse que si l’une d’entre nous était un homme, nous serions le couple le plus heureux du monde. Mais avec un homme ça ne m’est jamais arrivé. Alors comme j’avais lu que les hommes venaient de Mars et nous de Venus, je me suis dit finalement que c’était normal. Il y aura toujours un degré d’incompréhension et il faut l’accepter et travailler ensemble à le réduire. Et c’est là que je l’ai rencontré. On était différents dès le début, mais on avait tous les deux envie de s’aimer et je ne voulais manquer ça pour rien au monde. Et on s’est aimé, comme les adolescents le font, avec juste l’envie de se blottir l’un contre l’autre, de gazouiller ensemble dans l’éternel printemps de leur relation.
Sauf que voilà, on avait jamais discuté de rien ensemble. Mais très vite, on s’est rendu compte qu’on n’aimait pas les même choses, on n’avait pas les même envies, les mêmes amis, et surtout on n’avait pas la même vision de l’avenir. Puis un jour, on s’est regardé et on s’est dit « mais c’est impossible entre nous en fait ». Et pourtant on s’aimait quand on s’est dit ça, alors nos mains se sont serrées plus fort, on s’est consolés et on a décidé peu après de réfléchir, chacun de son coté.
Ma rupture n’avait rien à voir avec tout ce que j’avais entendu auparavant autour de moi, car entre nous, il n’y avait pas eu de cocufiage, pas de problèmes sexuels… on n’était juste pas compatibles, et on finissaient par vivre dans le compromis et dans l’effort pour faire plaisir à l’autre, ce qui faisait monter la pression des fois, et les disputes éclataient alors.
Alors ça j’en veux plus, mais plus du tout. Moi, les disputes, les mots qui blessent, je n’en veux pour rien au monde. Je veux une histoire sereine, une relation calme et harmonieuse, sur toute la ligne. Nos différences seront des richesses, et non pas des obstacles à notre vie à deux.

En fait pour ne pas souffrir d’un amour impossible, j’en suis arrivée des fois à me dire que le mariage de raison pourrait être la solution. Et oui, parce que le mariage de raison c’est mettre ensemble deux personnes qui ont tout pour être sur la même longueur d’onde afin de construire un avenir ensemble, et ensuite, un amour nait de ça. Alors ça parait horrible de dire ça, et je me suis moi-même demandée si je ne devenais pas folle de me souhaiter un mariage arrangé, car j’aime l’amour plus que tout au monde et me retrouver dans le lit d’un homme que je n’aime pas, est le pire cauchemar que je puisse avoir. Mais d’un autre coté, un amour qui n’est pas cadré, un amour trop libre et qui va et vient ici et là finit par se perdre un jour, et c’est là que ça fait mal, très mal et pour longtemps.

Bon je vais arrêter là car je tourne en rond et ça ne fait pas avancer le schmilblick, surtout que je suis à trois pages de commentaire. Cette introspection me mène décidément loin et nourrit mon incontinence verbale. Enfin au moins, il n’y a que ceux qui veulent bien me lire qui arriveront jusqu’à ces dernières lignes.

Je crois que je suis vraiment paumée, en plus j’ai plein de choses à faire.
Vous avez un chantier en Bretagne, et moi le chantier est à mes pieds : ma chambre est un champ de bataille à nouveau, j’ai mille paperasseries à régler et en plus je dois postuler à des offres d’emploi car penser à l’amour, c’est bien beau, mais ça ne fait pas avancer mes recherches.

Je ne sais toujours pas quand je vais retourner à Lille, en ce moment c’est un peu le flou ici, je dois rester à Londres jusqu’à nouvel ordre mais vous tiendrai au courant quand les choses changent. Ça ne sera sûrement pas avant trois bonnes semaines De plus, avant-hier une amie m’a proposé d’aller une semaine à Chypres chez un ami avant mi-juin, comme le soleil n’est plus aujourd’hui et que j’en ai bien besoin, je vais peut-être me laisser tenter. Et puis j’ai aussi ma voisine, la Jolie Sri-lankaise qui veut qu’on aille passer un week-end à Paris ce mois-ci, je ne me suis pas encore décidée, mais le cas échéant je vous ferai signe, promis.

Passez un très bon moment en Bretagne à bricoler votre maisonnette. J’aurais pour vous régulièrement une pensée bienveillante puisque je ne pourrais vous en apporter le regard. Je ne sais pas si je vais publier d’autres articles dans les prochains jours, il faut vraiment que je trouve la force de me reconcentrer sur ma vie professionnelle tant que ça mord un peu de ce coté là.

Ps : ah oui et pour répondre à votre question, si je devais me trouver un guerrier, il serait de type viking : grand, blond, les yeux clairs et avec une mâchoire carrée, ne me demandez pas pourquoi, mais j’ai toujours eu un faible pour le type nordique, peut-être parce j’ai quelque part un coté Méditerranéen ou plus loin même, du coté de la Bessarabie pensent certains (en même temps, j’aime assez les caravanes et les poules donc ça aurait du sens lol !) enfin les extrêmes s’attirent n’est-ce pas ? Mais suite à mes questions existentielles ci-dessus, je pense pouvoir aimer même un pygmée, pour peu que nous soyons compatibles et qu’il y touche un minimum en électricité !
Vous l’aurez bien compris, la conclusion de ce charabia est de façon indiscutable la citation suivante: qui se ressemble s’assemble !

4 Le Dimanche 4 Mai 2008 à 19:58, par philemon

Alors pour vous prouver que je vous ai lu jusqu’au bout (avec une certaine émotion, d’ailleurs), je vais vous dire que je suis bien content, vraiment content car du viking j’en ai la taille, la couleur des cheveux et des yeux (mais vous le saviez). Me manquerait juste la mâchoire carrée ;) Et du chevalier berbère, j’en ai juste le lieu de naissance, dans une des villes impériales, là ou tous les mecs naissent, comme disait mon facteur cévenol.
Pis j’ai aussi lu le début - et je vous prouverai que j’ai aussi lu le milieu ;) -, et je peux vous rassurer sur à la fois ma paresse congénitale qui me fait arriver au bureau vers les 10 h également, et pourtant, j’ai juste à traverser le Bois de Vincennes en vélo, et sur mon désamour immodéré pour le guignol à talonnettes qui se mêle tant de nous désorganiser notre vie. Ainsi, grand chef adoré, que milles roses odorantes jonchent le sol à chacun de ses pas, a-t-il décrété un jour (et il n’en démord pas) que j’aménageais mes horaires de travail en fonction de mes convenances personnelles. Tout est dit, n’est-ce-pas ?
Bon, alors, le milieu de votre texte… Long, très long, ce texte ;) Et si intime, que je me demande s’il est décent de le commenter. Remarquez, vous l’avez écrit, donc dans votre introspection, il y a une offrande à notre pseudo-voyeurisme. Pas vraiment du voyeurisme, d’ailleurs, mais plutôt une conversation à bâtons rompus entre vieilles copines, ou copain-copine, tiens du genre F-O-O ou F-F-O ;)
On est tous en recherche de cet amour idéal qu’on a tant de mal à trouver. Ce qui est rassurant, c’est que bien que le cahier des charges soit parfaitement établi, on reste toujours ébloui quand on le découvre. Mais je me demande si la quête de l’amour éternel n’est pas frustrante, car elle nous empêche de nous laisser aller à vivre des relations enrichissantes, qui peuvent s’avérer être les bonnes…
En revanche, je pense que l’amour de raison, bien qu’il soit sécurisant, n’offre pas cette part de rêve que l’on attend de la relation amoureuse. Si je puis vous donner un conseil, continuez à chercher votre barbare viking avant de vous engager dans une relation certes harmonieuse, mais pour laquelle le déclic (on parlait d’interrupteur ?) n’est pas immédiat.
Mais je suis un peu comme vous, je dois « charabier » quelque peu. Mais j’aime tant nos échanges, et leur fréquence est telle que je ne peux être brillant systématiquement.
Ca m’ennuie de vous savoir « paumée », comme vous dites, j’aimerais vous savoir plus guillerette, plus apaisée, plus sereine. Mais vous ne choisissez pas un parcours facile en menant de front une reconversion professionnelle et une quête amoureuse. Remarquez, c’est stimulant ;) mais fatigant et déstabilisant.
Je vous souhaite quelques oasis de calme et de sérénité ces prochains mois. Vous me savez impatient d’approcher votre citadellyne, mais je crois avoir trouvé sur la carte du tendre où elle se niche. Je vous souhaite d’y abriter bientôt un grand bonheur partagé.
Et bon courage pour la reprise demain. Et j’espère que votre mise en retrait nous laissera quand même l’occasion de continuer ce dialogue qui m’enrichit également.

5 Le Lundi 5 Mai 2008 à 05:11, par Lyne Achevez

@auriculaire: tu es toujours succint mais tout est dit... il n'y a rien a rajouter.

@philemon: ce n'est pas du voyeurisme car je ne me mets pas à nu, je relate juste des évenements du passé qui m'ont marqués et qui derterminent mon présent et mon futur. Je ne demande aucune analyse de votre part si elle n'est pas spontanée, je ne veux pas forcer les gens, seuls ceux qui ont envie de participer à ce blog le font.
Mais je me posais une question, aurez vous accés à internet et à vos emaisl pendant les quinze prochain jours? Si oui, jettez y un coup d'oeil de temps à autre... on ne sait jamais ;)
À bientôt

6 Le Lundi 5 Mai 2008 à 08:30, par philemon

Qui donc parlait de lever aux aurores ? Ce matin, vous avez été beaucoup plus matinale que moi ;)
Bonne journée

7 Le Lundi 5 Mai 2008 à 16:52, par Lyne Achevez

Et non raté, c'était plutôt couchée aux aurores ;) d'ailleurs je n'ai pas été éveillée avant 15h du matin!

Allez bonne vacances en Bretagne et comme on dit par ici, on keep in touch! ;)

8 Le Lundi 5 Mai 2008 à 18:02, par philemon

Ben j'avais pas deviné que vous meniez une vie de perdition dans cette mégalopole cosmopolite, et que vous rentriez vous coucher à l'heure où les honnêtes travailleurs embauchaient ;)
J'avais de vous l'image d'une Pénélope attendant le guerrier viking le canevas à la main. Va falloir que je révise mon jugement :D
Bon, j'ai jeté un oeil, puis deux. Vous dire que je suis ravi... Vous l'écrire aussi...
A bientot de vous lire

9 Le Jeudi 8 Mai 2008 à 22:29, par Lyanne

Suite du commentaire mis au sujet précédent...

La relation avec mon ex avait commencé par une co-lit-cation !! Rien de prévu au programme, si ce n'est de ne pas être tout seul et de continuer à discuter. Le résultat ? J'en ai même fait un texte dans mon Blog ! Mode tantrique pour faire la différence avec le vécu plus commun...

Je ne saurais pas faire autant de détails et de stades avec des ampoules, mon mode serait plus celui de la cocotte minute, c'est à dire qu'il faut faire monter le niveau ! Pour parler de la co-lit-cation, eh bien au bout d'une heure, le niveau était assez élevé... Bien sûr, cela ne se passerait pas pareil avec tout le monde à côté de moi.

Par contre, j'abonde dans le même sens pour dire que les premiers boutons ne sont pas physiques ! D'ailleurs, c'est ainsi après, d'où ce que je disais dans mon autre commentaire : quand je suis seule, je suis en mode on assez souvent, avec quelqu'un aussi, mais il peut finir par me mettre en mode off ! Bref, si le niveau d'énergie baisse dans mon corps, le mode off est la sauvegarde d'énergie vitale !

S'il faut que je remonte toute seule le niveau d'énergie, alors je passe en mode "sexe une fois tous les 15 jours"... au lieu de "volontiers tous les jours"...

Le problème c'est qu'on dirait que les hommes ont du mal à faire monter mon niveau d'énergie sans que le leur explose ! Pourtant cela me parait simple à faire. Pourquoi est-ce que ça a l'air si difficile pour un homme de se comporter chaque jour avec une femme comme s'il essayait de la draguer, au lieu de la considérer comme acquise ?

Ce que je veux dire ? Tout simplement de ne pas s'autoriser à toucher les endroits qu'on ne touche pas chez une femme qu'on vient de rencontrer... Est-ce si dur et physiquement frustrant d'accepter de garder ses envies et de les faire sentir de façon indirecte ?

Il n'est pas possible de continuer à avoir envie si chaque contact contient une suite déjà connue et certaine de sexe... Car cela implique de DEVOIR avoir envie, donc d'essayer au lieu que ça se fasse totu seul, et ça coupe les envies autant que ça doit être difficile pour un homme d'avoir une éprouvette à remplir pour un examen....

Un exemple qui vous parle ? Eh bien, voilà comment on se sent en tant que femme, avec des avances et des envies qui précèdent les nôtres...

Autres publications sur le sujet

Aucune référence pour le moment.

Vous pouvez faire référence à votre publication en utilisant ce rétrolien

Commenter cet article

*


Pour être sûr... combien font 1 + 3 ? *

Se souvenir de moi


Les champs marqués d'un * sont obligatoires
Votre commentaire sera affiché en texte brut à l'exception des liens