Dessine moi un circuit électrique
Pour faire suite à mon article sur la Libido selon Lyne, je vous propose de jouer à découvrir le circuit électrique qui fait s'allumer mon lustre amoureux…
Vous souvenez vous de nos cours de physique au collège où l’on apprenait les bases de l’électricité, et dessinait des circuits électriques avec des interrupteurs, des ampoules, des résistances ? Et bien figurez vous qu’hier, je me suis rendue compte que ma libido dépendait d’un peu plus que d’un seul interrupteur et qu’en fait, c’est un circuit électrique un peu plus complexe qui mène à allumer mon corps de la chaleur d'un amour ardent.
Donc comme j’ai quitté le milieu scientifique depuis belle lurette, je compte sur vous messieurs pour m’éclairer sur ce sujet. Je me propose donc de vous donner l’énoncé de l’exercice et celui qui arrivera à me dessiner mon circuit électrique se verra l’honneur d’avoir son shéma affiché sur ce blog.
Alors d’abord je tiens à préciser l’environnement de l’exercice : j’assume complètement mes cotés masculins et féminins, surtout celui un peu garçon manqué, mais je tiens à confirmer que mon circuit électrique fonctionne exclusivement sous la loi d’Homme (U=Ri) ou la tension à ses bornes dépend de l’intensité qui me traverse face à votre résistance, messieurs.
Pour le moment, mon circuit est de type ouvert puisque aucune électricité n’y passe, mais une fois que les éléments seront mis en place correctement et l'ensemble des interupteurs activés, toutes les ampoules devraient s’allumer.
J’ai identifié trois types d’interrupteurs dans mon circuit, qui peuvent prendre jusqu’à 8 combinaisons différentes entre l’état ouvert et fermé (attention rappelez vous pour que la lampe s’allume au complet tous les interrupteurs doivent être fermés) :
1) O ; O ; O : circuit ouvert, aucune électricité ne passe, c’est clairement les gens qui ne m’intéressent pas et que je n’aime pas
2) O ; O ; F : une première ampoule s’allume, celle de la connaissance, je rencontre quelqu’un qui m’a l’air sympathique à première vu et que j’aimerais connaître d’avantage et revoir à l’occasion. Aucun besoin particulier de garder un contact direct. C’est une connaissance agréable. À noter qu’à ce stade je peux embrasser un type s’il me plaît vraiment physiquement et que j’ai un verre dans le nez.
3) O ; F ; O : deux ampoules s’allument, c’est une connaissance que je vois de temps à autre car nous avons certains points en communs et apprécions partager des moments et un certain type d'activités ensemble. Il y a envie des deux cotés de garder contact direct afin de se revoir en dehors d’un groupe de gens en particulier. C’est une connaissance sympathique. À noter qu’à ce stade je peux embrasser un type et me coller un peu à lui s’il me plaît physiquement et que j’ai un verre dans le nez.
4) F ; O ; O : trois ampoules s’allument, c’est une personne que je vois assez souvent et que j’aime assez bien car nous avons pas mal de points en communs et passons de bons moments ensemble. Je peux commencer à être tactile en lui prenant son bras, en posant ma main sur son épaule et par conséquent, s’il me plaît physiquement, l’embrasser ou me coller à lui sans forcément un verre dans le nez. C’est un bon pote.
5) O ; F ; F : quatre ampoules s’allument, c’est celle du début de l’amitié. Une relation qui prend plus ou moins du temps à s’installer, ça dépend, mais où je ressens une affection et une complicité particulière avec la personne. On s'entends comme cul et chemise et on ne voit pas le temps passer ensemble. Avec lui, je ne fais pas trop attention aux verres que je m'enfile car je lui fais confiance et sais qu'au pire il me ramènera gentiment chez moi ou on finira chez lui en co-lit-cation. Je commence à me soucier pour le bien de la personne, et potentiellement, je deviens aussi plus tactile en lui faisant aussi des bisous, des massages, des papouilles…même s’il ne me plaît pas physiquement des masses. En général avec lui pas de disputes, on est toujours sur la même longueur d'onde, sinon, on ne se voit que quand on sent qu'on a les même "vibes"
C’est le très bon pote ou la copine à pine**
6) F ; O ; F : cinq ampoules s’allument, et un choix rapide s’impose car je commence à développer une admiration certaine pour la personne, accompagné d’un certain respect. À ce niveau, la relation arrive à une fourche, ou elle sera asexuée (voir 7) ou elle sera séxuée (voir 8). L’admiration est en effet la condition sinéquanone pour envisager une relation amoureuse sérieuse ou une amitié véritable. Dans tous les cas, je souhaite fortement rester en contact avec la personne mais je n’accepte pas tout pour autant car je suis encore en terrain inconnu et potentiellement dangeureux. C’est un période d’évaluation importante qui commence et qui pourra au moindre faux pas, faire redescendre irréversiblement le type au niveau de copine à pine voire moins, ou le hisser à la place d’ami ou de VH***. Jusqu’ici je peux être déçue et blessée mais après quelques temps assez courts, je m’en remets. Je pardonne car je ne suis pas rancunière, mais je n’oublie pas.
Je commence à être attentive à sa masculinité et à analyser s’il pourrait potentiellement allumer la dernière ampoule. J’évite d’avoir plus d'un verre dans le nez en sa présence afin de ne pas biaiser mon jugement ou de me mettre dans une situation délicate qui pourrait me discréditer à ses yeux. C’est un dossier ouvert
7) F ; F ; O : six ampoules s’allument, j’aime la personne de tout mon cœur et elle devient un ami inconditionnel. Je suis totalement moi avec la personne qui connaît très bien la plupart de mes facettes surtout les pires, comme la fofolle ou le garçon manqué et cela ne me dérange pas car la relation est asexuée. La relation de confiance est totale, et même si je suis déçue et que j’en souffre terriblement je pardonne et j’essaye de comprendre pourquoi cette personne a agit de la sorte. Je fais mon maximum d'efforts pour conserver notre relation. Je conseille la personne pour son bien autant que je le peux et suis toujours disponible pour elle. On ne se juge pas, on s’écoute et on s’entraide. Qu’on ait dix verres dans le nez ou pas, on est toujours contents d’être ensemble. Ce sont mes amis et ma famille.
8) F ; F ; F : les sept ampoules s’allument, le lustre s’illumine en totalité et diffuse une lumière harmonieuse et resplendissante. J’aime la personne inconditionnellement et en plus, la quantité de chaleur dégagée par toutes ces lumières simultanément provoque en moi de drôles de sensations… je désire cet homme, qui me désire mais surtout m’aime aussi. Un avenir commun peut se dessiner devant nous, vers une même direction, main dans la main. Je me sens femme auprès de cet homme auquel je peux m’abandonner et laisser éclore toute ma féminité dans ses bras. La proximité de son corps fait automatiquement balancer en moi les cotés comme celui du garçon manqué, vers celui de la femme accomplie. Je sais qu’il ressent la même chose de son coté et notre relation est sereine, sans aucune jalousie ou passion destructrice. J’arrête toute co-lit-cation qui ne soit pas asexuée dans les deux sens, et n’ai même plus envie d’embrasser qui que ce soit d'autre, même avec x verres dans le nez, où je pense alors terriblement à lui. Nous aimons être ensemble, savons nous séparer pour mieux nous retrouver. Nous avons nos points communs, surtout les même valeurs, et nos différences bien heureusement afin de s’apporter toujours de nouvelles choses l’un à l’autre, dans notre parfaite complémentarité. Les disputes sont quelque chose que nous évitons car nous privilégions la discussion. La franchise est tempérée par la délicatesse et motivée par la volonté commune de s’améliorer ensemble. J’ai l’impression que je pourrais écrire encore des lignes et des lignes pour vous décrire le VH***, mais je préfère m’arrêter là pour ne pas trop l’idéaliser !
Travailler l’énoncé de mon circuit électrique m’a aidé
à préciser les différences que j’attends des personnes de mon entourage, quel que soit leur sexe d'ailleurs, que je
pourrais affiner à l’avenir mais je crois que l’essentiel est là. C'est une bonne grille de départ en tout cas!
* co-lit-cation : concept similaire à la colocation où au lieu de partager un seul et même appartement pour vivre, on partage un seul et même lit pour dormir. La co-lit-cation est dénuée de toute sexualité et peut sous certaines circonstances être un terrain de tendresse et d’affection partagées.
** La copine à pine et l’équivalent masculin du copain à vagin, son homologue féminin. La copine à pine est probablement ce que les hommes détestent le plus être : des amis, certes très proche, mais c’est tout. La copine à pine a comme son nom l’indique, une pine, mais on la considère comme une copine. C’est pour cela qu’on s’entend super bien avec, mais pour rien au monde on aurait envie de lui.
Pour info, le copain a vagin est une copine rigolote avec laquelle on rigole autant qu’avec les mecs (car c’est vrai que les filles sont souvent moins rigolotes que les garçons)
*** Le VH, ou Vrai Homme, un vaste débat… un concept très difficile à définir. Une ébauche d'article à son sujet se trouve ici dans ce blog.
Voilà, alors maintenant que vous savez tout de mes préférences et exigences en luminaires, à vos crayons!
Par Lyne Achevez, Dimanche 4 Mai 2008 à 00:56 GMT+2 dans Accueil (article, RSS)
alors pour le shéma élèctrique je vais laissé ça aux autres lecteurs. 



