La réalité existentielle de la solitude
N’ayez pas peur du titre! Il a l’air prise de tête je reconnais et pourrais avoir été inspiré de BHL, mais son contenu est très simple et vaut le coup d’être lu pour comprendre un peu mieux mon coté caméléon…
Alors que je cherchais des informations sur mes émotions qui dernièrement me jouent des tours, je suis tombée par hasard sur cet extrait d’un livre sur la psychologie et je suis restée bouche bée : jamais je ne pensais que l’on pourrait aussi bien me décrire en quelques paragraphes.
La réalité existentielle de la solitude
Référence: Tiré du chapitre VII: Implications existentielles, page 276
Voici comment pourrait s'exprimer une personne qui assume pleinement sa solitude, en contact avec une autre.
- "Je suis moi. Je suis le seul à être moi et je suis différent de tous les autres, même si je ressemble à beaucoup de personnes dans les divers aspects de ce que je suis. Je suis seul avec ma vie; personne ne peut s'occuper adéquatement de diriger ma vie, de voir à mon bonheur et à ma satisfaction de chaque moment. Je suis le seul à posséder ma vie et ne veux la donner à personne d'autre.
- C’est exactement ce que je ressens. Je n’ai jamais réussi à m’identifier à quelconque groupe car j’ai toujours trouvé dans les gens que je cotoyais des points communs mais aussi des différences. Une de mes citations favorites est « on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même » et donc en général je fais toujours en sorte que ce soi moi qui décide de ce que je vais faire. Quand j’accepte de suivre les autres, c’est parce que ça me convient aussi, sinon je m’en vais et suis mon propre chemin.
- Je suis avec toi, mais différent de toi. Jamais nous ne pourrions devenir réellement semblables ou unis au point de faire disparaître les différences entre nous. Je ne suis pas responsable de ta satisfaction et je ne compte pas sur toi pour me procurer la mienne. J'aime que tu sois différent car c'est par tes différences que je trouve avec toi de quoi me satisfaire dans notre contact.
- Voilà bien pourquoi les différences ne me dérangent pas : parce qu’elles seront toujours là et que si je cherche mon semblable, je ne le trouverai jamais et quelque part, je n’en voudrais pas, car que m’apporterait-il vraiment? Lorsque je suis avec des gens que j’apprécie, c’est parce que nous avons des points communs, mais aussi parce que nos différences me rends curieuse, et me donne envie de connaître la personne, la découvrir, et d’échanger à ce sujet. Alors quand les différences sont au niveau des valeurs, en général ça ne passe pas trop, mais si les valeurs sont les mêmes, je peux m’attacher à n‘importe quelle personne qui peut aussi bien être un raggaeman qu’un pygmee!
Et ce paragraphe explique aussi très bien un point important de ma personnalité, quant à ma satisfaction. Je suis une solitaire sociale, c'est-à-dire que j’apprécie la compagnie des gens, mais uniquement ceux que j’aime bien et avec qui j’ai des intérêts communs à partager. J’ai ainsi de nombreuses connaissances avec lesquelles je remplis des besoins et plaisirs différents : j’ai mes connaissances pour sortir dans tels genre d’endroits, faire tel genre d’activité, discuter de ci, discuter de ça… mais j’aime aussi faire beaucoup de choses seule et cela ne me dérange pas, au contraire. Je ne peux en aucun cas compter sur une seule et même personne pour remplir tous mes besoins et je n’en demanderai jamais autant à l’homme de ma vie. Qu’il m’aime, que l’on partage ce que l’on aime faire ensemble, que l’on se nourrisse de nos différences et pour le reste je me débrouille, et lui aussi!
- Voilà bien pourquoi les différences ne me dérangent pas : parce qu’elles seront toujours là et que si je cherche mon semblable, je ne le trouverai jamais et quelque part, je n’en voudrais pas, car que m’apporterait-il vraiment? Lorsque je suis avec des gens que j’apprécie, c’est parce que nous avons des points communs, mais aussi parce que nos différences me rends curieuse, et me donne envie de connaître la personne, la découvrir, et d’échanger à ce sujet. Alors quand les différences sont au niveau des valeurs, en général ça ne passe pas trop, mais si les valeurs sont les mêmes, je peux m’attacher à n‘importe quelle personne qui peut aussi bien être un raggaeman qu’un pygmee!
- Ce que je peux faire de mieux pour que notre contact soit satisfaisant pour nous deux, c'est d'être ce que je suis aussi ouvertement que j'en suis capable et de te laisser être ce que tu es de la façon dont tu choisis de l'être. Je peux aussi me laisser toucher par ce que tu es et y réagir à travers tout ce que je suis.
- Effectivement ici la sincérité et le naturel ont une place très important dans mes échanges avec les gens. Je ne peux pas jouer un rôle qui ne soit pas au moins une part de ma personnalité. J’ai besoin d’être au contact de gens avec qui je peux être moi-même car c’est là qu’ils peuvent recevoir le meilleur de ma personne. Ainsi l’hypocrisie, les convenances, les autres enrobages sociaux qui m’empêchent de connaître le pourquoi du comment me mettent mal à l’aise et me font fuir. Je cherche des gens qui s’assument tels qu’ils sont et en aucun cas je n’essayerai de les changer car je respecte les gens vrais et entiers. Toutefois je pourrai leur donner mon avis sur ce qu’ils pourraient améliorer, d’abord pour eux, mais aussi pour que notre relation n’en soit que meilleure.
- C'est cette façon d'être ensemble qui me satisfait et m'enrichit, ou me permet de constater rapidement que notre contact n'est pas bon pour moi et que je ne veux pas le poursuivre. Je crois que notre contact peut nous satisfaire tous les deux; autrement je ne serais déjà plus ici. Mais si je constate que je me suis trompé et que l'un ou l'autre de nous deux n'y trouve pas son compte, je préfère me retirer et trouver d'autres moyens d'obtenir ce que je cherche.
- Effectivement les affinités vont et viennent et certaines personnes ne me conviendront plus au bout d’un certain temps et vice et versa, car nous auront évolué dans des directions trop différentes qui ne nous enrichissent plus mutuellement. Si je suis avec une personne c’est parce que je crois que l’on a des choses à partager qui nous soient mutuellement bénéfiques, mais si je suis la seule à le penser, alors je laisse tomber et me remet à la recherche de quelqu’un d’autre qui va partager mon avis et combler mes besoins. Je pourrais essayer de convaincre la personne si celle-ci m’importe vraiment, mais si je vois que c’est peine perdue et qu’elle me rejette alors je me retire, car je recherche l’attraction, les affinités, et par extension l’amour. Toutes les émotions négatives je les fuis ainsi que les gens qui me les font éprouver.
- Si je t'aime, c'est parce que tu concrétises au moins en partie ce que j'aime et ce à quoi j'accorde de la valeur; mon amour pour toi dépend de cela, mais il n'est pas indispensable que tu correspondes à ces exigences, car je n'ai pas besoin de t'aimer pour vivre et tu n'a pas besoin de mon amour pour avoir de la valeur et vouloir vivre. Je ne veux pas de contact avec toi sur d'autres bases que la recherche de notre satisfaction mutuelle; je suis le seul vrai gardien et responsable de ma satisfaction et je ne veillerai en rien à la tienne."
- Ce paragraphe là j’ai un doute parce qu’il va loin dans l’indépendance. Moi j’ai quand même besoin d’aimer, surtout un homme, bien que cela m’arrive rarement. Pourtant c’est facile d’aimer, il suffit juste de savoir ls choses de base qui nous importent. Beaucoup de gens vont faire une étude en long en large et en travers pour définir le profil social de la personne avant de s’y attacher alors qu’avec moi c’est plus simple. Lorsque les choses essentielles à mon cœur sont comblées je peux aimer. Mais ces choses là je les trouve très rarement, alors j’aime un peu et de façon dispersée, au lieu d’aimer intensément et exclusivement.
Les gens droits par exemple me font les aimer plus que les autres. Ainsi mon frère ainé et ma mère ont les places les plus hautes dans mon cœur car je sais qu’avec eux, pas d’entourloupe. Je sais que je peux leur faire confiance, je sais qu’ils ont des cœurs purs, des valeurs nobles et que jamais ils ne me trahiront, et cette sécurité de base c’est celle qui me faut pour aimer dans la durée. Ensuite que la personne en question aime le ski et pas moi, ou pire laisse le tube de dentifrice trainer sur l’évier, cela me semble totalement trivial. Je vous en dirai d'ailleurs plus sur mes exigences de base dans un prochain article.
- Ce paragraphe là j’ai un doute parce qu’il va loin dans l’indépendance. Moi j’ai quand même besoin d’aimer, surtout un homme, bien que cela m’arrive rarement. Pourtant c’est facile d’aimer, il suffit juste de savoir ls choses de base qui nous importent. Beaucoup de gens vont faire une étude en long en large et en travers pour définir le profil social de la personne avant de s’y attacher alors qu’avec moi c’est plus simple. Lorsque les choses essentielles à mon cœur sont comblées je peux aimer. Mais ces choses là je les trouve très rarement, alors j’aime un peu et de façon dispersée, au lieu d’aimer intensément et exclusivement.
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Par Lyne Achevez, Dimanche 13 Juillet 2008 à 12:27 GMT+2 dans Accueil (article, RSS)




